Partage d'évangile quotidien
<
Enregistrer le billet en pdf

Famille d'accueil

Lun. 16 Juillet 2012

Matthieu 10, 34 - 11, 1 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

« Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l'homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. 

« Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi ; celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi. Qui veut garder sa vie pour soi la perdra ; qui perdra sa vie à cause de moi la gardera. 

« Qui vous accueille m'accueille ; et qui m'accueille accueille Celui qui m'a envoyé. Qui accueille un prophète en sa qualité de prophète recevra une récompense de prophète ; qui accueille un homme juste en sa qualité d'homme juste recevra une récompense d'homme juste. Et celui qui donnera à boire, même un simple verre d'eau fraîche, à l'un de ces petits en sa qualité de disciple, amen, je vous le dis : il ne perdra pas sa récompense. » 

Jésus acheva ainsi de donner ses instructions aux douze disciples, puis il partit de là pour enseigner et prêcher dans les villes du pays. 

 

 

Abraham et les trois anges, par He-Qi

 

 

voir aussi : Savoir vivre, Choisir son camp

Accueillir le prophète, accueillir le juste, sont le premier pas sur la voie de devenir soi-même prophète, juste. Être capable, en effet, de reconnaître ces qualités en un autre montre qu'on les a aussi en nous, ne serait-ce qu'en germe, et y faire bon accueil chez un autre, c'est leur préparer la voie du développement en nous-même. On peut bien sûr étendre le raisonnement à Jésus, accueillir Jésus c'est s'ouvrir à la possibilité de devenir comme lui.

Comme lui, s'ouvrir au père qui est en nous. Ce père en nous, ce n'est pas quelque chose de très compliqué. Au contraire, c'est la simplicité même. Il faut juste avoir cessé de se tromper sur tout ce qu'il n'est pas. Autrement dit aussi, se tromper sur nous-même. Toutes les idéologies, toutes les théologies, toutes les anthropologies. Tout n'est pas faux, mais c'est à chacun de voir par soi-même. Il faut se débarrasser de tout ce qui est extérieur à nous à l'intérieur de nous.

Alors, quand il ne reste plus rien, plus rien d'important, que du secondaire, l'essentiel peut paraître. Oui, c'est en moi. À la fois moi, et pas moi, un moi plus profond, plus large, que je ne cernerai jamais car il me dépasse, mais qui ne m'est pas étranger non plus, non, qui m'est plus intime que moi-même, en fait. Ce moi me bénit, me sanctifie, lave tout ce qui me semblait imperfections, révèle, guérit. Il me renouvelle, il me ressuscite.

Commenter cet évangile