Coup de théâtre dans le procès : le procureur est arrêté
« Je m'en vais maintenant auprès de celui qui m'a envoyé, et aucun de vous ne me demande : 'Où vas-tu ?' Mais, parce que je vous ai parlé ainsi, votre coeur est plein de tristesse.
« Pourtant, je vous dis la vérité : c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l'enverrai. Quand il viendra, il dénoncera l'erreur du monde sur le péché, sur le bon droit, et sur la condamnation.
« Il montrera où est le péché, car l'on ne croit pas en moi. Il montrera où est le bon droit, car je m'en vais auprès du Père, et vous ne me verrez plus. Il montrera où est la condamnation, car le prince de ce monde est déjà condamné. »
Pour ma part, plus je la médite, plus j'apprécie cette idée qu'avait soumise Pierre Bouchard sur l'évangile du 3 mai "Et un et deux et trois ..." : que le défenseur est celui de Dieu auprès de sa création, et particulièrement auprès de l'homme.
C'est vrai que nous sommes habitués au Dieu juge. Cette image nous vient, entre autres, même de notre terreau, les juifs ; mais la Kabale prend bien soin de ne jamais présenter Dieu comme seulement juge, avec l'image des deux colonnes 'justice et miséricorde' Les musulmans aussi, en même temps que la grandeur d'Allah, lui donnent comme premier épithète celui de miséricordieux.
Mais il est vrai que ce Dieu n'est pas celui de Jésus, qui nous a appris par l'exemple que Dieu a accepté d'être jugé par les hommes. Notre Dieu est celui-là : celui qui s'en remet aux mains des hommes.
Il a bien besoin d'un défenseur dans cette situation !

