Pensées impures
Il appela de nouveau la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. »
Quand il eut quitté la foule pour rentrer à la maison, ses disciples l'interrogeaient sur cette parole énigmatique. Alors il leur dit : « Ainsi, vous aussi, vous êtes incapables de comprendre ? Ne voyez-vous pas que tout ce qui entre dans l'homme, en venant du dehors, ne peut pas le rendre impur, parce que cela n'entre pas dans son coeur, mais dans son ventre, pour être éliminé ? » C'est ainsi que Jésus déclarait purs tous les aliments.
Il leur dit encore : « Ce qui sort de l'homme, c'est cela qui le rend impur. Car c'est du dedans, du coeur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »
voir aussi : Bon sens
D'où vient le mal ? Vaste question à laquelle Jésus donne ici sa réponse : de l'homme, de l'homme qui se laisse entraîner par lui-même. Il n'est pas question ici de démon. Les 'mauvais esprits' qui habitent certains 'possédé' naissent des mauvaises habitudes répétées inlassablement, au cours de sa vie par une personne, ou au cours des générations par une communauté. Et lorsqu'ils sont 'expulsés' par Jésus, ils sont priés de retourner à leur néant dont ils n'auraient jamais dû sortir.
Exclure toute influence de l'alimentation sur l'aliénation serait excessif. Toutes les traditions spirituelles recommandent de ne pas manger n'importe quoi n'importe comment. On sait bien que rien qu'une digestion un peu lourde, sans parler d'un repas trop arrosé, altèrent notre discernement et nos facultés spirituelles. Mais aucun aliment naturel ne mérite d'être tabou, là est le fond de la position exposée ici. Encore une petite révolution dont nous n'avons plus conscience mais que nous devons au christianisme.

