Nouvelle vague
Après cela, le Seigneur en désigna encore soixante-douze, et il les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et localités où lui-même devait aller.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups. N'emportez ni argent, ni sac, ni sandales, et ne vous attardez pas en salutations sur la route.
« Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord : 'Paix à cette maison.' S'il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui ; sinon, elle reviendra sur vous. Restez dans cette maison, mangeant et buvant ce que l'on vous servira ; car le travailleur mérite son salaire. Ne passez pas de maison en maison.
« Dans toute ville où vous entrerez et où vous serez accueillis, mangez ce qu'on vous offrira. Là, guérissez les malades, et dites aux habitants : 'Le règne de Dieu est tout proche de vous.'
« Mais dans toute ville où vous entrerez et où vous ne serez pas accueillis, sortez sur les places et dites : 'Même la poussière de votre ville, collée à nos pieds, nous la secouons pour vous la laisser. Pourtant sachez-le : le règne de Dieu est tout proche.' Je vous le déclare : au jour du Jugement, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville. »
voir aussi : x 6 x 6
Voilà. Jésus vient d'illustrer la condition de disciples, sans possessions, sans préjugés de ce qu'ils auront à faire, sans plan préétabli, ouverts, disponibles aux besoins de leurs frères et du royaume. Vient ce second envoi en mission.
Qu'en fut-il réellement, y eut-il un, deux, mille envois ou aucun ? Peu importe, c'est ici le plan voulu par Luc. Un premier envoi couronné de succès, ça monte à la tête des disciples. Jésus les recadre et lance une nouvelle campagne.
Le discours de recommandations lui-même n'apporte rien de nouveau par rapport au précédent, il se contente de détailler les mêmes grandes lignes. Ne rien emmener avec soi, s'en remettre à l'hospitalité de ceux que l'on va rencontrer. Dès que l'on trouve quelqu'un qui nous accueille, s'en contenter, ne pas se dire qu'on va peut-être trouver mieux en cherchant un peu plus ! Se contenter du minimum, donc. Et offrir ce qu'on a, en échange : parole et guérisons.
Qui vit encore selon ces principes ?

