Caprices de l'amour
« A qui vais-je comparer cette génération ? Elle ressemble à des gamins assis sur les places, qui en interpellent d'autres : 'Nous vous avons joué de la flûte,et vous n'avez pas dansé.Nous avons entonné des chants de deuil,et vous ne vous êtes pas frappé la poitrine.'
« Jean Baptiste est venu, en effet ; il ne mange pas, il ne boit pas, et l'on dit : 'C'est un possédé' ! Le Fils de l'homme est venu : il mange et il boit, et l'on dit : 'C'est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pécheurs.' Mais la sagesse de Dieu se révèle juste à travers ce qu'elle fait. »
voir aussi : Aliénation, Sales mioches !
C'est une petite farce bien comique que nous propose la liturgie aujourd'hui, presque un sketche. Le monde est divisé en deux camps, les austères et les jouisseurs, et chacun des deux camps tente de convertir l'autre à sa cause : vous pourriez au moins respecter notre peine, vous pourriez au moins vous réjouir de notre bonheur ! Et puis, il y a même un troisième camp, les pharisiens, et ceux-là rejettent avec la même force les uns comme les autres.
Ce que Jésus reproche aux pharisiens, c'est cette position en-dehors de la vraie vie, à côté de leurs pompes. Un refus de s'engager personnellement, de mouiller le maillot. Une sécheresse du cœur qui les assimile plus à des mécaniques qu'à des hommes.

