Je suis un miraculé ?
Je suis un miraculé ?
Mais entendons-nous d'abord sur ce que nous voulons dire par ce mot : miracle.
Dans le langage courant, on dira volontiers que "c'est un miracle si j'ai échappé à ceci ou cela". Par exemple je devais prendre tel avion, qui s'est crashé, et c'est tout un concours de circonstances — comme si les obstacles s'étaient accumulés sur mon chemin — qui a fait que j'ai raté cet avion, et donc sauvé ma vie. Il n'est pas impossible dans ce genre de cas qu'il y ait effectivement eu miracle, mais on peut difficilement l'affirmer.
Si nous en venons donc à ce genre de miracles qui n'ont apparemment aucune explication rationnelle — comme par exemple certaines guérisons de maladies considérées comme incurables, et qui se produisent soudainement, comme ça, sans aucune raison apparente —, du fait que ce genre d'évènements se produisent souvent dans un contexte religieux, certains refuseront alors d'admettre la réalité du fait en arguant que ce serait une violation des lois de la nature. Comme si nous connaissions déjà tout de ces fameuses lois, comme si l'état de nos connaissances sur lesdites lois était un absolu donné et intangible (en somme : un absolu indépassable, pour ne pas dire dieu lui-même ...:)
Mais d'autres invoqueront un autre "dieu" : le "hasard". C'est fou comme ce mot est pratique pour nous éviter de reconnaître notre ignorance, notre infinie petitesse, face à l'immensité de ce miracle premier qu'est déjà le seul fait que nous existions ! Le "hasard", c'est réellement le dieu des scientistes, de tous ceux-là qui veulent absolument tout considérer — à commencer par eux-mêmes — comme des machines :(
Il est pourtant possible d'établir scientifiquement que la prière a une action, réelle et efficace, sur d'autres personnes, sans même qu'on ne connaisse ces personnes, et sans même que ces personnes ne sachent qu'on a prié pour elles. Une telle expérience a bien été menée, par exemple, sur des personnes souffrant de graves déficiences cardiaques, avec toutes les garanties protocolaires exigées habituelles dans de telles expériences (protocole du double aveugle, pour ceux qui connaissent), et avec des résultats statistiques qui dépassent même ce qu'on exige d'un médicament pour qu'il obtienne son autorisation de mise en vente sur le marché !
Les miracles, ça existe. Mais la vraie question est : pour quoi faire ? À quoi cela sert-il que ces personnes cardiaques aient été, sinon complètement guéries, au moins notablement soulagées ? Au-delà de l'amélioration de leur santé, ont-elles été aussi changées intérieurement ? Sont-elles devenues plus tendres, aimantes et aimables, pour leur entourage ? Rien de moins sur, en réalité, aussi surprenant que cela puisse éventuellement paraître.
Le vrai miracle, c'est lorsque notre cœur est guéri : tous ceux qui le touchaient étaient "sauvés".
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Ils achèvent la traversée et viennent sur la terre,
à Gennésareth : ils accostent là.
Ils sortent de la barque.
Aussitôt les gens le reconnaissent.
Ils parcourent tout ce pays-là,
et ils commencent, sur les grabats,
à transporter ceux qui vont mal,
là où ils entendent qu'il est.
Et là où il arrive, villages, villes ou champs,
ils mettent les infirmes sur les places publiques.
Ils le suppliaient :
rien que toucher la tresse de son vêtement !
Et tous ceux qui le touchaient étaient sauvés.
(Marc 6, 53-56)

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