Partage d'évangile quotidien
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Nous ferons mieux la prochaine fois

Mer. 24 Mai 2023

Pour autant que nous puissions nous en rendre compte, il semble bien que, dans le monde tel que nous le percevons, nous soyons les seuls à nous préoccuper du sens.


Dieu a besoin que nous lui pardonnions de nous avoir faits tels que nous sommes. Évidemment, c'est nous aussi qui en avons besoin, de nous pardonner, d'être capables d'idéaux que nous ne seront jamais capables d'atteindre. Mais ce n'est en fait la faute de personne, ni de lui ni de nous, c'est ainsi : exister c'est nécessairement être fini, limité. Et exister tout en étant conscient, c'est nécessairement être fini, limité, et être conscient de cette finitude, de ces limites, et donc c'est nécessairement aussi aspirer à pouvoir les dépasser, sans en avoir les moyens.

C'est cela être une incarnation de la Parole de Dieu. Tout l'univers est une matérialisation de cette Parole. "Au commencement... Dieu dit : que la lumière soit... et la lumière fut..." : c'est la Parole prononcée par Dieu qui est devenue lumière, et ainsi de suite de toute la création, jusque y compris "Dieu dit : faisons l'homme à notre image". Par sa Parole et par son Souffle, Dieu s'est matérialisé, incarné, dans l'univers, à des degrés divers, jusqu'à ce sommet que nous sommes, nous êtres humains.

Sommet : du moins pour autant que nous puissions nous en rendre compte. Sommet, parce que la Parole, ce n'est pas seulement un ou des sons (cela c'est plutôt le Souffle), mais c'est aussi du sens, et qu'il semble bien que, dans le monde tel que nous le percevons, le monde matériel objectif, nous soyons les seuls à nous préoccuper du sens, du sens de notre vie individuelle, et aussi forcément du sens de ce tout dont nous faisons partie qu'est l'univers. De ce point de vue, nous sommes ce que nous pouvons considérer comme le sommet ou la plénitude de l'incarnation de la Parole.

Et de plus grands dons impliquent aussi de plus grandes responsabilités... qu'avons-nous fait de ce monde qui nous avait donc été confié ? Qu'avons-nous fait de nos frères et sœurs en humanité, mais aussi de nos frères et sœurs du monde du vivant, et encore de notre mère la Terre, de sœur eau, de frère vent ? Pardonnez-nous, frères et sœurs, et Dieu ; nous essaierons de faire mieux la prochaine fois ?

 

 

Je ne suis plus dans le monde,
    mais eux sont dans le monde
et moi, je viens vers toi :
    père saint,
garde-les en ton nom ceux que tu m'as donnés
    pour qu'ils soient uns comme nous.

Quand j'étais avec eux,
    moi je les gardais en ton nom, ceux que tu m'as donnés,
et je les ai protégés, et aucun d'eux ne s'est perdu,
    sinon le fils de la perdition
en sorte que l'Écrit s'accomplisse ;
mais maintenant je viens vers toi,
    et je parle ainsi dans le monde
pour qu'ils aient en eux ma joie en plénitude.

Moi, je leur ai donné ta Parole,
    et le monde les a pris en haine,
parce qu'ils ne sont pas du monde,
    comme moi je ne suis pas du monde :
je ne prie pas pour que tu les enlèves du monde,
    mais pour que tu les gardes du mauvais.

Ils ne sont pas du monde,
    comme moi je ne suis pas du monde :
sanctifie-les dans la vérité,
ta Parole est vérité ;
comme tu m'as envoyé dans le monde,
    moi aussi je les ai envoyés dans le monde,
et c'est pour eux que je me suis sanctifié,
    afin qu'ils soient eux aussi sanctifiés dans la vérité.

(Jean 17, 11-19)

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