Partage d'évangile quotidien
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Abondance de bien

Mer. 26 Juillet 2023

Rien ne se perd


Ça pourrait être le manuel "L'agronomie pour les nuls" : si vous semez sur le bord du chemin, les oiseaux viendront manger votre graine ; si vous semez là où le rocher affleure, vos plantules mourront parce qu'elles n'auront pas assez de terre ; si vous semez là où les ronces abondent, vos plantes grandiront un peu mais finiront étouffées ; il n'y a que si vous semez dans de la bonne terre que vous pouvez espérer obtenir de bon rendements, de trente pour un, voire cinquante pour un, ou même jusqu'à cent pour un.

Mais le public auquel s'adressait cette histoire était rural à cent pour cent, pas comme de nos jours ! Public rural, mais public instruit aussi, relativement pour son époque. Il savait très bien ce que symbolisait le pain dans sa culture, à savoir la Sagesse de Dieu. Et les grains, la semence, ce sont donc les germes de la connaissance de Dieu, c'est sa Parole, transmise par les prophètes, et à laisser fructifier en soi. Il n'y a alors pas lieu de s'étonner de ce semeur qui sème à tout va et à tout vent.

Quand un enseignant, de quelque matière que ce soit, transmet son savoir à une classe, il ne perd pas pour autant quoi que ce soit de ce qu'il transmet (au contraire, même) ! Dans le domaine agricole, il est certain qu'une graine jetée sur du rocher ou dans des ronces représente une perte nette. Dans le domaine de l'information, de l'enseignement, si seulement quelques élèves sont réceptifs à ce qui leur est enseigné, c'est déjà du bénéfice, l'information a été dupliquée en autant d'exemplaires, l'enseignant n'a pas perdu son temps, c'est juste dommage pour ceux qui n'ont rien capté...

Et pour autant, même pour ceux qui n'ont pas tout pigé, cela ne veut pas dire que ça n'ait servi à rien. On est dans le domaine de l'information, de la connaissance, ce qui a été perçu, aussi insuffisant soit-il, reste quand même là, il en reste forcément une trace, qui attendra une autre occasion, un autre semeur, un autre enseignant, un autre prophète, et cette fois-là la semence pourra accomplir un peu plus sa mission, parcourir son chemin un peu plus loin. Dans ce domaine, en fait, rien n'est jamais complètement perdu, tout sert un minimum à quelque chose.

Après, il n'est évidemment pas interdit non plus d'y mettre un peu du sien, si on peut :)

 

 

En ce jour-là, Jésus, étant sorti de la maison,
    était assis au bord de la mer,
et se rassemblèrent près de lui des foules nombreuses,
    si bien qu'il monta en barque et s'assit ;
toute la foule se tenait sur le rivage,
et il leur parla de beaucoup de choses par comparaisons,
    disant :
    
« Voyez, le semeur est sorti pour semer,
et tandis qu'il semait, il en tomba au bord du chemin,
    et les oiseaux vinrent et les dévorèrent ;
d'autres cependant tombèrent sur les pierrailles,
    où ils n'y avait pas beaucoup de terre,
et aussitôt ils levèrent,
    mais comme il n'y avait pas de profondeur de terre,
le soleil s'étant levé ils furent rôtis,
    et comme ils n'avaient pas de racine,
    ils furent desséchés ;
d'autres encore tombèrent dans les épines,
    et les épines montèrent et les étouffèrent ;
d'autres enfin tombèrent sur la belle terre
    et donnèrent du fruit :
    l'un, cent,
    l'autre, soixante,
    l'autre, trente.
    
Qui a des oreilles
    qu'il entende ! »

(Matthieu 13, 1-9)

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