Partage d'évangile quotidien
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Faire le bien ou le mal

Lun. 23 Décembre 2024

La seule chose qui dépende de nous, c'est ce qu'on appelle notre libre-arbitre, notre liberté de choix, et nous pouvons nous en servir pour honorer le bien qui nous est donné, ou pour le nier, le dénigrer, le profaner.

Jean, Iohanan en hébreu, signifie : YHWH (Io) fait grâce (hanan). YHWH accorde, donne, la grâce, sa grâce. Telle est la vocation de Jean, par l'intermédiaire de son baptême, d'accorder la grâce de YHWH à celles et ceux qui feront la démarche de venir s'y prêter. Mais on peut comprendre le sens de ce nom aussi comme étant une caractéristique de YHWH, donc de Dieu, d'être l'origine de toute grâce, de toute bénédiction, de tout ce qui est bon, et, si on ne croit pas en Dieu, si le concept nous en est étranger, on peut attribuer cette source de tout bien à la nature, à l'univers, à ce qui est : cela revient au même.

Nous ne nous sommes pas faits nous-mêmes, et nos parents non plus, nous sommes les enfants de cela qui est, nous sommes les enfants de ce fait en soi que le monde, l'univers, existe, ou YHWH existe (puisque c'est là la signification de son nom à lui : je suis celui qui suis, je suis l'être en soi, source de tout ce qui est), c'est de là que nous tenons notre être à nous, et non pas de nous-même. Nous tenons notre être, notre vie, nos sensations, nos sentiments et nos émotions, notre intelligence et nos pensées, jusqu'à notre conscience d'être, et d'être vivants, avec des sensations et des sentiments et des pensées : tout cela nous est donné, ce n'est pas nous qui nous sommes donnés rien de tout cela.

La seule chose qui dépende de nous, c'est : qu'est-ce que nous en faisons ? c'est là ce qu'on appelle notre libre-arbitre, notre liberté de choix, nous pouvons nous en servir pour honorer ce bien qui nous est donné, ou pour le nier, le dénigrer, le profaner. Parce que bien sûr, il n'y a pas que le bien, il y a aussi le mal. Sans aller chercher jusqu'au mal que certains se complaisent à provoquer intentionnellement, vivre, au-delà de tous ces dons reçus, implique aussi de faire des efforts. Le bourgeon ne pointe pas sur la branche sans déployer de la force ; c'est inscrit dans sa nature, mais il faut qu'il y mette quand même du sien pour réaliser cette nature qui est la sienne, et il en est ainsi pour tout ce qui est, il n'y a pas de raison qu'il en soit autrement pour nous de même, pour chacune et toutes nos facultés.

Tout ce que nous sommes est inscrit dans notre nature, mais rien ne se fait sans que nous y mettions du nôtre. C'est cette règle-là, cette loi, que certains vont chercher à contourner par tous les moyens, en faisant faire par d'autres ce qu'ils ne veulent pas faire par eux-mêmes : travailler, c'est trop dur, alors que faire travailler les autres demande seulement de savoir les embobiner de belles paroles... C'est le message que Jean proclamera : les soldats, ceux qui possèdent la force, n'en abusez pas contre les faibles ; les taxateurs, ceux qui ont le pouvoir, de même ; et, après Jean, Jésus ne se privera pas non plus de fustiger tous les "possédants", dans quelque domaine que ce soit, tous ceux qui utilisent leurs facultés, leur situation, comme s'ils en étaient les propriétaires, et non les simples gérants, appelés à les faire servir au bien commun, au bien de tous, de toute l'humanité, de toute la nature, de tout l'univers, et non à leur seul bien propre, tellement mesquin, et, de fait, absurde.

 

 

et pour Élisabeth fut accompli le temps d'enfanter
    et elle accoucha d'un fils
et ses voisins et ses parents entendirent
    que YHWH avait magnifié sa grâce sur elle
et ils se réjouissaient avec elle

    puis il arriva qu'au huitième jour
ils vinrent pour circoncire l'enfant
et ils l'appelaient du nom de son père Zacharie
    mais répondant sa mère a dit
« non ! mais il sera appelé Jean ! »
    alors ils lui ont dit
« il n'y a personne de tes parents
    qui soit appelé de ce nom ! »
et ils faisaient des signes à son père
comment il voudrait l'appeler ?
    et ayant demandé une tablette il écrivit disant
« Jean est son nom ! »
    et ils s'étonnèrent tous
puis sa bouche s'ouvrit soudain ainsi que sa langue
    et il parlait en bénissant Dieu

et survint sur tous leurs voisins une crainte
et dans tout le haut-pays de la Judée
    on se racontait toutes ces paroles
et tous ceux qui les entendaient
    les mettaient dans leur cœur en disant
« que sera donc cet enfant ? »
    et en effet la main de YHWH était avec lui

(Luc 1, 57-66)

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