A qui irons-nous ?
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits. Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
« Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos. Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de coeur, et vous trouverez le repos. Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
"Venez à moi". Jésus semble ici se mettre en valeur lui-même, contrairement à ce que je disais dans un commentaire précédent. Il nous invite à nous orienter vers lui, alors que je disais qu'il ne veut nous orienter que vers le Père. Mais ce n'est, à mon avis, qu'une apparence. La phrase précédente concernant la connaissance du Père signifie bien quel est l'objectif final.
Venir à Jésus, apprendre de lui le chemin qui mène au Père, ce chemin caché aux savants et aux sages, mais que les tout-petits connaissent bien, tout naturellement, par 'bon sens' : que nul ne s'est jamais créé lui-même, que nul ne se connaît lui-même si personne ne lui dit qui il est, que nul ne peut se survivre si Dieu ne le ressuscite.
Ce chemin, Jésus ne l'a pas inventé, mais il l'a mené à son terme, le premier. Depuis nous pouvons effectivement dire que nul ne peut aller au Père sinon par Jésus, consciemment ou non.

