Part de marché en hausse
Jésus se retira avec ses disciples au bord du lac ; et beaucoup de gens, venus de la Galilée, le suivirent ; et aussi beaucoup de gens de Judée, de Jérusalem, d'Idumée, de Transjordanie, et de la région de Tyr et de Sidon avaient appris tout ce qu'il faisait, et ils vinrent à lui.
Il dit à ses disciples de tenir une barque à sa disposition pour qu'il ne soit pas écrasé par la foule. Car il avait fait beaucoup de guérisons, si bien que tous ceux qui souffraient de quelque mal se précipitaient sur lui pour le toucher. Et lorsque les esprits mauvais le voyaient, ils se prosternaient devant lui et criaient : « Tu es le Fils de Dieu ! » Mais il leur défendait vivement de le faire connaître.
Jusqu'à présent, le public de Jésus se limitait à la Galilée : de Capharnaüm en gagnant progressivement les villages alentours. C'est la raison pour laquelle il n'était pas plausible (hier) qu'un complot se monte déjà formellement contre lui. Mais ça ne saurait tarder.
Voici maintenant, qu'à force de faire parler de lui dans la région, le bouche à oreilles a fonctionné dans les régions avoisinantes et jusqu'en Judée, dont Jérusalem. Désormais, ses contradicteurs ne seront plus des pharisiens ou des scribes quelconques, mais des pharisiens ou des scribes de Jérusalem.
Et pourtant ce n'est pas la faute de Jésus si les bruits courent ainsi. On le voit régulièrement, et ici encore, interdire qu'on parle de lui. Les malades qu'il guérit, parce qu'il sait bien qu'ils ne colporteront que le côté sensationnel de leur guérison et non sa signification profonde (voir lors de la mutiplication des pains : ils voulaient le faire roi). Les mauvais esprits, parce qu'il n'y a aucun compromis possible avec le mal. Dieu seul a l'autorité légitime pour lui dire : tu es mon fils. Laisser les esprits mauvais proclamer la même chose, ce serait leur concéder une parcelle de vérité, ce serait mettre le doigt dans l'engrenage infernal, ce serait leur prêter quelque peu foi.

