Jaloux
Après cela, il sortit et il remarqua un publicain (collecteur d'impôts) du nom de Lévi assis à son bureau de publicain. Il lui dit : « Suis-moi. »
Abandonnant tout, l'homme se leva et se mit à le suivre. Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison ; il y avait une grande foule de publicains et d'autres gens attablés avec eux.
Les pharisiens et les scribes de leur parti récriminaient en disant à ses disciples : « Pourquoi mangez-vous et buvez-vous avec les publicains et les pécheurs ? »
Jésus leur répondit : « Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent. »
voir aussi : Anti-sceptiques, Collabo
Si les publicains reprochent aux disciples de Jésus de manger avec "des plublicains et des pécheurs", c'est qu'au moins ils ne les considèrent pas eux aussi comme pécheurs, sinon ils n'y trouveraient rien à redire. C'est l'ennui avec ce genre de système, où certains se considèrent comme supérieurs, détenteurs de la seule vérité : que toute une partie de l'humanité n'est pas atteignable, rejetée dans les ténèbres, condamnée. On ne se soucie même pas de son sort, ça ne nous intéresse pas.
Les gens qui n'ont jamais eu de difficultés dans leur vie sont insupportables, ils ne comprennent rien, ils jugent de tout, ils sont sans pitié. C'est ce que Jésus proclamait par ses béatitudes, que la pauvreté, l'adversité, le malheur, le rejet, sont des chances pour l'homme de se grandir, de gagner en profondeur, en humanité. À condition qu'ils ne le tuent pas, ce qui est le seul combat qui vaille, aider les malades à se relever, et non se congratuler entre "bien-portants".

