Partage d'évangile quotidien
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Le semeur prodigue

Mer. 25 Juillet 2012

Matthieu 13, 1-9 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison, et il était assis au bord du lac. Une foule immense se rassembla auprès de lui, si bien qu'il monta dans une barque où il s'assit ; toute la foule se tenait sur le rivage. 

Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :« Voici que le semeur est sorti pour semer. 

« Comme il semait, des grains sont tombés au bord du chemin, et les oiseaux sont venus tout manger. 

« D'autres sont tombés sur le sol pierreux, où ils n'avaient pas beaucoup de terre ; ils ont levé aussitôt parce que la terre était peu profonde. Le soleil s'étant levé, ils ont brûlé et, faute de racines, ils ont séché. 

« D'autres grains sont tombés dans les ronces ; les ronces ont poussé et les ont étouffés. 

« D'autres sont tombés sur la bonne terre, et ils ont donné du fruit à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un. 

« Celui qui a des oreilles, qu'il entende ! » 

 

 

Après la résurrection, par He-Qi

 

 

voir aussi : Parabole des paraboles, Prenez-en de la graine !

Nous avons ici la parabole seule, sans son explication officielle. Tant mieux, profitons-en pour l'aborder selon des points de vue inhabituels. Le propre d'une parabole est de pouvoir susciter des compréhensions différentes pour chaque personne qui le reçoit. Alors pourquoi s'enfermer dans une explication unique ?

Laissons donc de côté le grain qui serait la parole et les différents lieux qui seraient la façon dont nous la recevons. Examinons ce semeur bien curieux. N'est-ce pas au moins un apprenti, pour gaspiller ainsi sa semence, y compris sur les bords du chemin qu'il emprunte pour rejoindre son champ ? Et dans les buissons d'épines qui le clôturent ? Et sur les zones où le rocher affleure ? Ou, au contraire, n'est-il pas comme ce Dieu qui donne la pluie et le beau temps à tous sans distinction ? La parabole est alors un encouragement à proclamer le royaume en tous temps et en tous lieux, sans avoir à nous soucier des résultats.

Un peu plus loin dans le même sens, au lieu de nous identifier au semeur, envisageons que nous puissions être le grain. C'est pratiquement la même chose, sauf qu'au lieu de nous parler de nos choix, cela nous parle des situations où nous nous trouvons, que nous n'avons pas choisies. Mais là aussi il nous est dit que nous n'avons pas à juger de la réussite ou non de nos actions, et ni à nous décourager, ni à nous enorgueillir, selon nos apparences de réussite ou d'échec.

Que chacun, donc, entende : la volée de grain dans les airs, leur rebond sur la pierre, leur crépitement sur les feuilles des buissons, leur chuintement dans la terre humide, et les pas du semeur, le pépiement des oiseaux, le bruissement des buissons, des sons du village au loin, le braiement d'un âne dans un champ proche, la vie, toute la vie, dans sa générosité, dans sa sérénité aussi, sa longue patience, sa réserve inépuisable de patience...