Renaissance
« D'ici peu, vous ne me verrez plus ; et, encore un peu après, vous me reverrez. »
Alors, certains de ses disciples se dirent entre eux : « Que signifie ce qu'il nous dit là : 'D'ici peu, vous ne me verrez plus ; et, encore un peu après, vous me reverrez.' Et cette autre parole : 'Je m'en vais auprès du Père' ? Ils disaient donc : « Que signifie ce peu de temps ? Nous ne savons pas de quoi il parle. »
Jésus comprit qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous parce que j'ai dit : D'ici peu, vous ne me verrez plus ; et, encore un peu après, vous me reverrez. Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
« La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre coeur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
« En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger.Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. »
Attention, nous sommes un peu décalés parce que nous avons fêté hier l'Ascension. 'Vous ne me verrez plus, puis vous me reverrez' fait évidemment allusion à la Résurrection. A l'Ascension, Jésus disparaît définitivement du monde sensible, on ne le reverra plus, si ce n'est en esprit, ou à notre propre résurrection, ce qui est la même chose.
La joie, les disciples l'ont effectivement éprouvée à la suite des premières manifestations du ressuscité. Et la comparaison avec la femme qui a enfanté souligne que la résurrection est comme une naissance à une nouvelle vie. Mais la femme, en l'occurence, serait donc plutôt Jésus que les disciples. Comme une femme, par la grossesse et jusqu'aux souffrances de l'accouchement, permet la venue au monde d'une nouvelle créature de Dieu, de même Jésus, par sa vie, a permis que Dieu le ressuscite.
Pour les disciples, je pense que cette image s'applique encore plus à la Pentecôte. Ce jour-là, l'homme nouveau est semé en eux par l'Esprit. Ce jour-là, ils rompent définitivement les amarres de leur peur. Ce jour-là, ils n'ont vraiment plus besoin d'interroger, au contraire, envahis d'une telle plénitude de joie, ne pourront-ils que sortir et partir pour la communiquer au monde.


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