Petit à petit
Jésus disait : « A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer ? Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. »
Il dit encore : « A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ? Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
voir aussi : Placement pépère, Force tranquille
Il se dégage de ces deux images un sentiment de force tranquille, puissante, sûre d'elle-même, inéluctable. Qui douterait que le levain enfoui dans la farine ne la fasse lever ? ou que la graine de moutarde ne devienne cet arbre assez grand pour héberger des oiseaux ? Et quelle paix dans l'assurance du renouvellement perpétuel de ces miracles de la vie de tous les jours !
C'est juste que ce n'est pas pour les gens pressés, les agités, les 'tout, tout de suite'. Ceux-là regardent ça en blasés : "Et alors, c'est normal, non, que la pâte lève, que la graine germe et pousse ? Qu'est-ce que ça m'apporte, qu'est-ce que ça peut me faire, à moi ?" Et ils continuent leur course vaine après un graal aussi inaccessible qu'un mirage dans le désert.


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