Petit troupeau
Les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l'écouter. Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! » Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l'un de vous a cent brebis et en perd une, ne laisse-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu'à ce qu'il la retrouve ?
« Quand il l'a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules, et, de retour chez lui, il réunit ses amis et ses voisins ; il leur dit : 'Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !'
« Je vous le dis : C'est ainsi qu'il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de conversion. »
Les publicains et les pécheurs venaient écouter Jésus, les pharisiens et les scribes auraient en fait aimé pouvoir en faire autant, mais leurs règles de pureté les en empêchait. Si ils récriminent contre Jésus, ce n'est peut-être pas tant parce que Jésus accueille les pécheurs, ils le laisseraient volontiers se débrouiller seul avec sa conscience, mais voilà ce qu'ils ne peuvent pardonner, c'est qu'ils ne sont pas capables, eux, d'en faire autant.
La parabole, pour une fois, est parfaitement limpide, nette, sans équivoque, tranchante presque. Nul ne peut la contester, sa logique est irréfutable, et remarque-t-on que de plus elle ne condamne nullement les 99 brebis qui ne se sont pas perdues !
Elles ont juste à savoir si elles ont envie de se réjouir elles aussi de leur congénère retrouvée.


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