Monde nouveau
« Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez alors que sa dévastation est toute proche. Alors, ceux qui seront en Judée, qu'ils s'enfuient dans la montagne ; ceux qui seront à l'intérieur de la ville, qu'ils s'en éloignent ; ceux qui seront à la campagne, qu'ils ne rentrent pas en ville, car ce seront des jours où Dieu fera justice pour accomplir toute l'Écriture.
« Malheureuses les femmes qui seront enceintes et celles qui allaiteront en ces jours-là, car il y aura une grande misère dans le pays, une grande colère contre ce peuple. Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés en captivité chez toutes les nations païennes ; Jérusalem sera piétinée par les païens, jusqu'à ce que le temps des païens soit achevé.
« Il y aura des signes dans le soleil, la lune et les étoiles. Sur terre, les nations seront affolées par le fracas de la mer et de la tempête. Les hommes mourront de peur dans la crainte des malheurs arrivant sur le monde, car les puissances des cieux seront ébranlées. Alors, on verra le Fils de l'homme venir dans la nuée, avec grande puissance et grande gloire.
« Quand ces événements commenceront, redressez-vous et relevez la tête, car votre rédemption approche. »
voir aussi : Finale spectaculaire, Temps nouveaux
Cette association de la venue du Fils de l'homme à l'acmé du déchaînement des catastrophes est trompeuse. L'attente exacerbée des premiers chrétiens, la pression, l'oppression, qu'ils subissent, leur incompréhension, leur incertitude, sur les perspectives qui les attendent, les ont amené à adopter cette perspective d'une fin des temps, classique dans certains milieux juifs de l'époque. Et à la faire culminer par le retour de Jésus.
Mais l'expression "Fils de l'homme", si Jésus l'utilisait pour se désigner lui-même, n'était pas nécessairement, dans son esprit, une sorte de titre qu'il se réservait à son usage exclusif. En hébreux, fils de l'homme désigne simplement un 'être humain', l'essence, le principe, de l'humanité. En se présentant comme LE fils de l'homme, Jésus affirmait seulement qu'il manifestait la plénitude de la nature humaine. Et il attendait que nous en fassions autant !
Ne le cherchons donc pas où il n'est pas. N'attendons pas d'un événement extérieur quelconque ce qui ne peut naître qu'en nous-mêmes. Le Fils de l'Homme vient effectivement avec grande puissance et grande gloire, il inaugure en nous des temps nouveaux, il régénère même le temple de notre corps, mais sur les seules nuées de notre vie intérieure, par notre prière et notre amour incarné.


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