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Les douleurs d'accouchement de la mort

Dim. 23 Mai 2010

Actes 2, 1-36

Quand fut arrivé le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble au même endroit. Tout à coup vint du ciel un bruit, comme un vent violent, qui remplit toute la maison où ils se trouvaient, et leur apparurent comme des langues de feu isolées, qui se posèrent sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du souffle saint et se mirent à parler en différentes langues selon ce que le souffle leur donnait de prononcer.

 

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Il séjournait alors dans Jérusalem de pieux juifs de toutes les nations du monde qui, ayant entendu le bruit, arrivèrent en foule, et ils furent interloqués, parce qu'ils les entendaient chacun dans sa propre langue. Eberlués, ils s'interrogeaient : "Ceux-là qui parlent ne s'expriment-ils pas tous en Galiléen ? Comment donc chacun de nous les entend-il dans sa propre langue maternelle ? Parthes, Mèdes, Elamites, habitants de Mésopotamie, de Judée, de Cappadoce, du Pont, d'Asie, de Phrygie, de Pamphilie, d'Egypte, de la Lybie du côté de Cyrène, de Crète, d'Arabie, juifs et prosélytes de Rome, nous les entendons prononcer dans nos propres langues les merveilles de Dieu !"

Tout éberlués et perplexes, ils se demandaient les uns les autres ce que cela pouvait signifier. Mais d'autres se moquèrent, disant qu'ils s'étaient ennivrés de vin nouveau. Pierre alors s'avança avec les onze, debout, et, élevant la voix, se mit à leur parler :

 

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"Vous Judéens, et vous tous qui êtes venus à Jérusalem, vous devez être informés de ce qu'il se passe, écoutez-moi bien. Contrairement à ce que vous pensez, ils n'ont pas bu. Nous n'en sommes qu'à la troisième heure du jour. Mais c'est ce qui avait été annoncé par le prophète Joël comme devant se passer dans les derniers temps selon la parole de Dieu :

'Je répandrai mon souffle sur toute l'humanité, vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes hommes auront des visions et vos vieillards des rêves. Sur mes serviteurs et mes servantes, je répandrai en ces jours-là mon souffle, et ils prophétiseront.

'Il y aura des merveilles dans le ciel, en haut, et des signes sur la terre, en bas. Il y aura du sang, du feu, et des nuages de fumée. Le soleil sera changé en obscurité, la lune en sang, avant que ne vienne le grand et glorieux jour du Seigneur.

'Alors quiconque en invoquera au nom du Seigneur sera sauvé.'

 

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"Israéliens, écoutez ces mots : Jésus le Nazoréen, homme attesté par Dieu auprès de vous, par les guérisons et les merveilles et les signes de Dieu qu'il accomplit parmi vous, comme vous le savez bien ; lui qui, selon les plans et prévisions de Dieu, a été livré entre vos mains, que vous avez tué en le faisant crucifier par des païens ; ce même Dieu l'a relevé, victorieux de l'enfantement douloureux de la mort, qui n'a pu le retenir en son pouvoir.

"Que ce Jésus ait été relevé par Dieu, nous en sommes tous témoins. Aussi, élevé à la droite de Dieu, et ayant reçu le souffle saint promis, il l'a répandu sur nous, et c'est ce que vous voyez et que vous entendez.

"Que toute la maison d'Israël en soit donc convaincue : Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce même Jésus que vous aviez crucifié."

 

 

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Dans ce discours de Pierre, Jésus est dit avoir été délivré des douleurs d'accouchement de la mort. Cette expression est surprenante. Elle considère la mort d'une manière similaire à un accouchement, à une naissance à une vie nouvelle. Et comment ne pas rapprocher ce 'délivré' de la délivrance que l'on utilise aussi à propos d'un accouchement ?

La mort n'est pas ici considérée comme une ennemie mais comme le processus naturel par lequel il est prévu de passer, processus qui permet, comme une naissance, de parvenir à un autre état, à une autre vie d'une autre nature.

C'est bien ainsi que je voyais les choses, mais pourquoi les traductions ne donnent-elles jamais ce sens précis à ces douleurs. On trouve généralement 'douleurs', parfois 'liens', voire 'griffes', alors que le mot ὠδῖνας signifie en premier exactement ceci : les douleurs de l'accouchement. Même si par extension il peut aussi signifier toute douleur intense, je ne peux croire que son sens premier soit innocent dans le contexte. Alors, qu'est-ce qui fait peur à tous ces traducteurs ? Est-ce l'aprivoisement de la mort, l'atténuation de son caractère scandaleux, le fait qu'elle ne soit plus une ennemie mais une alliée, qui minimiserait la victoire de Jésus ?

Evidemment, si on ne peut plus dire que la mort est une ennemie, que Jésus a terrassé ce dragon (l'aiguillon du péché, dit Paul), mais qu'il est simplement le premier à être allé jusqu'au bout d'un accouchement ... Mais je pense que c'est surtout notre rapport à la mort, spécialement à nous occidentaux, qui est en cause. Rébellion contre ce qui crève les yeux : nous ne sommes pas des dieux, nous ne sommes pas le centre de l'univers, nous ne sommes pas nos propres créateurs. Nous sommes uniques, chacun de nous est unique, mais cette unicité ne vient pas de nous.

Finalement, notre peur de la mort est un bon révélateur de notre péché, c'est-à-dire de notre orgueil.

Commenter cet évangile

S
<br /> <br /> Le bilan de toutes les études christologiques des deux siècles qui nous précèdent,est que nous ne savons quasiment rien de la vie de Jéhuda Ben Joseph,ce rabbi juif qui a ébranlé le monde.<br /> <br /> <br /> Pour ce qui est de sa résurrection,c'est une invention de Paul en 60,à partir du tombeau vide.<br /> <br /> <br /> La résurrection du Christ est l'épine dorsale du christianisme naissant,elle est aussi le maître-mot de la propagande lancée par Paul,à une époque de thaumaturgie intense.<br /> <br /> <br /> C'est pour cela que je sors Apollonius de Tyane,qui est un autre Jésus,version néo-pythagoricienne.<br /> <br /> <br /> Nous aurions pu aussi bien être Apollonien,plutôt que Chrétien,si un Paul s'en été mêlé.<br /> <br /> <br /> Nous aurions pu aussi être manichéen,si Mani s'était tourné vers l'Empire romain,qui était en demande d'un autre type de dieu.Non plus un dieu du culte,mais un dieu du croire,un dieu de foi.<br /> <br /> <br />      Cela n'entame en rien mon intégrité de Catholique,cela fera bientôt cinquante ans que je fais le grand écart,entre le catéchisme que j'ai reçu et l'univers de la connaissance<br /> que j'ai pénétré.<br /> <br /> <br />   Disons que je suis devenu "post-Catholique".<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br />  <br /> <br /> <br />  Je trouve notre Christophoros en trés grande forme.Du coup,l'Excellent Albocicade s'en va.<br /> <br /> <br />  Qu'est-il en train de nous préparer?<br /> <br /> <br />  La dernière fois,si je m'en souviens bien,il nous avait ressuscité Théophile,assassiné par des compilateurs des lettres grecques.<br /> <br /> <br /> Injustement assassiné d'ailleurs,je suis revenu au texte et au contexte,j'ai changé d'avis sur Théophile,bravo!<br /> <br /> <br />  Une bien belle résurection.<br /> <br /> <br /> _____________________________________________________________________________<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />   Revenons à nos évangiles.<br /> <br /> <br /> Nous sommes à une époque,ce Premier Siècle,où il y a beaucoup de miracles et de prodiges.<br /> <br /> <br /> Le champion,toutes catégories de ce temps là,ce n'est pas Jésus,mais Apollonius de Tyane,qui fait mieux que Jésus dans cette discipline.<br /> <br /> <br /> Un parfait champion cet Apollonius,il s'envole du tribunal , oû chargé de chaînes, il est jugé devant l'Empereur,le don des langues,humble jusqu'à l'avilissement,démiurge,thaumaturge,ubiquité,il<br /> ressuscite une jeune femme,un enseignement philosophique et moral en or massif.Témoignages à l'appui,de différentes sources...bref,on est dans l'irrécusable.<br /> <br /> <br /> C'est bien dommage que l'on ne voit plus cela aujourd'hui,cela ferait certainement recette.<br /> <br /> <br />      Bon,j'y viens,ce qui nous intéresse dans tout ce fatras,c'est l'enseignement de Jésus.<br /> <br /> <br /> <br />
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A
<br /> <br /> Ce qui me gêne ? C'est la précipitation vers un CQFD, avant de regarder les fondamentaux, par exemple la question du "langage de la mort" dans le judaïsme hellénistique, et dans le grec koine en<br /> général.<br /> <br /> <br /> Ainsi, il convient "a priori" d'être prudent avec un langage imagé. Par exemple, on retrouve l'image d'accouchement dans la philosophie socratique, la fameuse "maïeutique", alors que nous sommes<br /> dans le strict domaine des idées.<br /> <br /> <br /> Mais à vrai dire, je n'ai absolument pas le temps, en ce moment, de me pencher avec le sérieux que cela requiert, sur cette thématique.<br /> <br /> <br /> Je n'irai donc pas plus avant sur cette question maintenant... désolé (mais peut-être que d'autres lecteurs ont des choses pertinentes à avancer ?<br /> <br /> <br /> <br />
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A
Dommage effectivement que tu n'aies pas le temps, pour l'instant, d'approfondir la question, Albocicade. L'essentiel est fait, étouffer dans l'oeuf un début d'hérésie ! Mais je reconnais que, depuis que tu suis ce blog, j'en profite parfois pour forcer mon propos par pure provocation ...<br /> <br /> Sérieusement, le sens de la mort est évidemment essentiel, et je te rejoins pour dire qu'il convient de tenir compte du contexte historique et culturel, mais je ne suis pas sûr que ce faisant on ira nécessairement dans le sens auquel tu t'attends peut-être. Je pense pouvoir préciser au moins que ce n'est pas seulement le sens de la mort, en elle-même, qui est en cause, mais le sens de la mort en lien avec le péché. Et c'est là que je dis que nous devons faire attention à ne pas rétro-projeter notre conception chrétienne, essentiellement augustinienne, du péché originel, sur la compréhension juive du 1° siècle du récit du jardin d'Eden.<br /> Si effectivement on prend ce récit au premier degré, qu'on croit qu'il y a eu réellement un premier couple, que ce premier couple a transgressé les ordres de Dieu, et que la conséquence en a été que la mort a fait son entrée dans la création ... il n'y a plus à discuter ... Mais est-ce ainsi que le comprenaient les juifs de l'époque de Jésus ? Et même si leurs conceptions s'en rapprochaient un tant soit peu, est-ce encore ainsi que le comprenaient tous les disciples et tous les premiers chrétiens après les événements fondateurs de leur compagnonage avec Jésus, puis de sa résurrection, et enfin de l'effusion de l'Esprit ?<br /> <br /> J'observerai pour ma part que le récit du jardin d'Eden ne mentionne nulle part explicitement que la mort n'y a pas droit de cité. Que cette idée de mort hors-la-loi est la conclusion que certains ont cru pouvoir tirer de la recommandation de YHWH de ne pas manger du fruit de l'arbre de la connaissance. Or cette recommandation, contrairement à ce que nous font croire nos traductions, n'est pas &quot;si tu en manges tu mourras&quot;, mais &quot;si tu en manges, mourrir tu mourras&quot;, ce redoublement du verbe étant une forme grammaticale courante en hébreu qui sert à indiquer une intensité, un peu comme un superlatif. On pourrait dire 'tu mourras très fort', 'tu mourras vraiment'.<br /> Bref, à mon sens, rien que l'emploi de cette forme grammaticale indique qu'il existe aussi une mort 'douce', une mort normale, dont les hommes, et la création, n'ont rien à redouter. Une mort naturelle en somme.<br /> <br /> Mais j'arrête là pour l'instant, je ne voudrais pas être responsable du blanchiement des derniers cheveux d'Albocicade. Et je renouvelle aussi volontiers son appel : y a-t-il quelqu'un qui lise ces lignes et qui puisse venir croiser ses réflexions avec les notres pour nous aider à progresser ? (Sagramor, quelques extensions à ton interventions ? Ton point de vue est-il que la résurrection n'est qu'un tour de passe-passe parmi tant d'autres, donc de peu d'intérêt dans notre histoire ?)
A
<br /> <br /> Bien sûr, Anon, il y a lieu de s'interroger. Toutefois, la liste des occurrences nécessiterait d'être triée, selon le thème abordé : évocation d'une naissance réelle (Galates 4.27), d'une<br /> naissance spirituelle (Galates 4.19), bouleversement eschatologique (Mt 24.8, Mc 13.8, Rom 8.22, 1 Thess 5.3)... (je laisse volontairement de côté le passage d'Apocalypse qui joue sur au moins<br /> deux tableaux, mais qui peut de toutes façons être rangé dans la première catégorie).<br /> <br /> <br /> Ainsi, il n'est pas question des mêmes réalités, même si les mêmes expressions se retrouvent. C'est en cela que je disais ne pas suivre : il  faut rester prudent dans l'interprétation. A<br /> moins d'imaginer St Paul se tordant de douleur, passant par le "poussez, poussez.. respirez" à chaque nouvelle conversion.<br /> <br /> <br /> J'ai cité 3 catégories, le passage par la mort de Jésus semble bien en être une quatrième, pour laquelle il faudrait des textes pertinents en comparaison... mais existe-t-il vraiment des textes<br /> comparables ?<br /> <br /> <br /> Bref, c'est effectivement "le sens précis à donner aux douleurs de l'accouchement..." qui est à approcher sans précipitation. Et aussi les extensions qui peuvent être données à la<br /> question de la mort... Ne pas faire d'un terme hâtivement interprété le prétexte à une nouvelle anthropologie qui se ferait en opposition à une anthropologie qui était clle de Jésus et des<br /> apôtres, Pierre et Paul y compris.<br /> <br /> <br /> Au fait, j'aimais bien aussi le titre d'avant... "second souffle"...<br /> <br /> <br /> <br />
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A
Cher Albocicade,<br /> un peu facile l'effet sur Paul avec le 'poussez, poussez .. respirez', mais je note avec plaisir que tu acceptes que l'idée d'accouchement est bien présente dans ce discours de Pierre dans les Actes.<br /> Question contextes, d'ailleurs, Paul en Galates 4, 19 serait plutôt celui de la seconde naissance, évoquée par Jésus entre autres avec Nicodème, que celui de la résurrection propre de Jésus, même si les deux sont étroitement liés.<br /> <br /> Pour en revenir donc aux Actes, est-ce le fait d'assimiler, dans cette image d'accouchement, la parturiente à la mort, qui te gêne ? Est-ce que de dire que la parturiente serait le Jésus terrestre qui donne naissance au Jésus ressuscité te semblerait plus 'orthodoxe' ?
A
<br /> <br /> Bien essayé, Anon ! Pourtant je vais devoir m'inscrire en faux... "La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant", comme l'écrit St Irénée. Qu'est-ce à dire ? Dieu a créé l'humain et en a fait une "âme<br /> vivante", et l'entrée en scène de la mort est non pas l'expression d'un aboutissement logique, mais une rupture. Comme le note St Théophile (ça faisait longtemps que je ne l'avais pas cité !) à<br /> la création, l'homme n'était ni "mortel", ni "immortel", mais "capable de l'un ou l'autre", et n'aurait pas du mourir s'il avait vécu selon Dieu. D'ailleurs, l'idée de la mort comme "ennemi" est<br /> précisément formulée par St Paul (1 Cor 15.26) mais se trouve tout au long de l'Ancien Testament : la mort est le "lieu" dans lequel nul ne peut louer Dieu... autrement dit, un lieu assez<br /> sinistre.<br /> <br /> <br /> Mais qu'en est-il du texte, que dit-il ? Non pas que Jésus aurait "vécu sa mort en plénitude", ou qu'il aurait été délivré dans la mort, mais au<br /> contraire qu'il a été délivré de la mort qui n'a pu le retenir. En cela, la résurrection de Jésus est une véritable révolution puisque le Christ<br /> ressuscité ne meurt plus, la mort n'ayant plus de pouvoir sur lui (Rom 6.9)<br /> <br /> <br /> Ceci dit, il est vrai que notre rapport à la mort reste problématique : la mort est perçue comme un non-sens, et par voie de conséquence, la vie aussi.<br /> <br /> <br /> Toutefois, la résurrection de Jésus ouvre une brèche dans la mort, qui n'est plus un terminus, une voie de garage, mais devient un passage vers la suite de vie...<br /> <br /> <br /> <br />
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A
Cher Albocicade,<br /> je n'espérais pas moins qu'une telle réaction de ta part. Je sais bien que ce que je dis ici dérange par rapport à toute l'interprétation traditionnelle chrétienne de la résurrection, et au-delà par rapport à l'anthropologie hébraïque.<br /> Je ne suis pas un spécialiste de l'exégèse biblique, première ou seconde alliance, ni très calé en grec. Voici cependant toutes les autres occurrences de cette même racine grecque ὠδίν que j'ai pu repérer sur l'ensemble du second testament :<br /> <br /> Matthieu 24, 8<br /> Or tout cela n'est que le début des douleurs de l'enfantement.<br /> <br /> Marc 13, 8<br /> Car on se dressera nation contre nation, royaume contre royaume, il y aura des tremblements de terre çà et là, il y aura des famines ; c'est le début des douleurs de l'enfantement.<br /> <br /> Romains 8, 22<br /> Nous le savons bien, la création tout entière crie sa souffrance, elle passe par les douleurs d'un enfantement qui dure encore.<br /> <br /> Galates 4, 19<br /> Mes petits enfants, vous que j'enfante à nouveau dans la douleur jusqu'à ce que le Christ ait pris forme chez vous,<br /> <br /> Galates 4, 27<br /> L'Écriture dit en effet :Réjouis-toi, femme stérile, toi qui n'avais pas d'enfants ;éclate en cris de joie,toi qui n'avais pas éprouvé les douleurs de l'enfantement,car la femme abandonnée a maintenant plus d'enfants que celle qui avait son mari.<br /> <br /> 1 Thessaloniciens 5, 3<br /> Quand les gens diront : « Quelle paix ! quelle tranquillité ! », c'est alors que, tout à coup, la catastrophe s'abattra sur eux, comme les douleurs sur la femme enceinte : ils ne pourront pas y échapper.<br /> <br /> Apocalypse 12, 2<br /> Elle était enceinte et elle criait,torturée par les douleurs de l'enfantement.<br /> <br /> Tu avoueras qu'il y a de quoi se poser la question : pourquoi, alors que dans tous les autres cas ce mot est traduit par douleurs de l'accouchement, le passage des Actes fait-il seul exception ???<br /> <br /> Après, le sens précis à donner aux douleurs de l'accouchement dans le cas de la délivrance de Jésus de la mort, on peut effectivement en discuter ...