Partage d'évangile quotidien
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Incroyable !

Mer. 3 Février 2010

Marc 6, 1-6 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Jésus est parti pour son pays, et ses disciples le suivent. 

Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Les nombreux auditeurs, frappés d'étonnement, disaient : « D'où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée, et ces grands miracles qui se réalisent par ses mains ? N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici chez nous ? » Et ils étaient profondément choqués à cause de lui. 

Jésus leur disait : « Un prophète n'est méprisé que dans son pays, sa famille et sa propre maison. » Et là il ne pouvait accomplir aucun miracle ; il guérit seulement quelques malades en leur imposant les mains. Il s'étonna de leur manque de foi. Alors il parcourait les villages d'alentour en enseignant. 

 

 

Le manteau de Joseph, par He-Qi

 

 

"Jésus est revenu ! Jésus est revenu !" crient les enfants de Nazareth en courant dans une ronde endiablée à travers les quelques ruelles du petit bourg. Les 'grands' qui ne le savent pas encore passent un visage dans l'embrasure de la porte, aperçoivent sur la place le petit attroupement qui s'est formé, oui, il semble que ce Jésus dont on parle tant dans toute la région soit de retour au pays.

Ce n'est pas trop tôt, à croire qu'il avait honte de nous à toujours nous éviter, tantôt à Capharnaüm, un autre jour à Bethsaïde, et dans tous les alentours du lac. Mais ici, il y a ses parents, qu'il a abandonnés, avec son métier, si ce n'est pas une honte. Qu'est-ce qu'il fait du respect de ses parents, du cinquième commandement, et premier de ceux qui concernent notre prochain. Ah ! il peut en faire, de grands discours sur l'amour du prochain, tiens !

De toute façon, toutes ces histoires qu'on raconte de miracles, de guérisons et d'exorcismes, c'est sûrement largement exégéré. Je n'y crois pas, moi. Ou alors, il faudrait qu'il en fasse un exprès pour moi, là, un bien, beau, gros, et utile, miracle. Qu'il fasse jaillir une source dans mon jardin, par exemple, pour que je ne sois plus obligé d'aller puiser au puits chaque jour. Ou qu'il me débarrasse au moins de ces rhumatismes qui me font souffrir dès que je dois produire un effort important.

Non, je ne vais sûrement pas me déplacer pour le voir, ce beau monsieur. Et si jamais je ratais quelque chose, il y aurait bien l'un ou l'autre de mes voisins pour me le raconter. Ah ! tiens, qu'est-ce que je disais. Il n'aura pas trainé, il est déjà reparti. Et bien sûr, il ne s'est rien passé ...

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A
<br /> <br /> Quoique ce ne soit pas le thème central du passage, je voudrais aborder, puisque le texte s'y prête tout de même, la question des "frères et sœurs" de Jésus. Grand débat, perçu à travers les<br /> prismes occidentaux du protestantisme et du rationalisme.<br /> <br /> <br /> Du protestantisme d'abord, qui pensa trouver là, dans les Ecritures, un argument de poids contre la "virginité perpétuelle" de Marie. Certes, l'Ecriture affirme que Jésus est né du Saint Esprit<br /> et de Marie, mais si cette dernière a eu ensuite des enfants avec Joseph…<br /> <br /> <br /> Du rationalisme ensuite, qui passa la "conception virginale" de Jésus par "pertes et profits" : Jésus étant considéré, avec sa fratrie, comme enfants légitimes de Joseph et Marie.<br /> <br /> <br /> Pourtant, dans les deux cas, on a perdu de vue la "famille" orientale, où "frères", "demi-frères" et "cousins" vivant sous le même toit (ou dans une relation de grande proximité) sont nommés<br /> indifféremment "frères". Bien sûr, le mot "frère" désigne aussi des "frères" issus de même parents.<br /> <br /> <br /> Alors, pourquoi choisir un sens possible plutôt qu'un autre ?<br /> <br /> <br /> Un texte est, pour moi, décisif.<br /> <br /> <br /> Dans l'Evangile de Jean (Jn 19.26-27) Jésus mourant est montré confiant sa mère à un disciple, accomplissant ainsi la mitsva "Chacun de vous respectera sa mère et son<br /> père" (Lev 19.3 et autres).<br /> <br /> <br /> Si Marie avait eu d'autres enfants, non seulement Jésus n'aurait pas eu à confier sa mère à un étranger, mais il ne l'aurait pas pu : c'eut été leur dénier leur qualité de fils ou fille.<br /> <br /> <br /> Si par contre ils ne sont pas les enfants de Marie (mais des cousins, ou, comme le propose une ancienne tradition, des enfants que Joseph aurait eu d'un premier mariage), ils pourraient à bon<br /> droit être appelés "frères" et "sœurs" sans pour autant avoir d'obligation légale vis à vis de Marie. Et Jésus est à la fois dans son droit et dans son devoir en trouvant à sa mère un "fils" de<br /> substitution qui prendra soin d'elle.<br /> <br /> <br /> <br />
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