Retraite coupée
Les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné. Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger.
Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart. Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.
voir aussi : Enfin (presque) seuls ..., Pas de répit
Être apôtre ne donne pas vraiment de privilèges. Jésus a pourtant eu souci d'eux, de leur besoin de repos, après avoir accompli leur mission d'évangélisation. Mais les gens en décident autrement. Ils ne vont pas laisser passer ainsi leur chance. Ils voient où se dirige la barque, et se précipitent à pied, autour du lac, pour y arriver avant. Et Jésus, bien sûr, a pitié d'eux.
On se demande comment il fait, cet homme, pour être ainsi toujours sur la brèche. N'est-il pas comme une sorte de vampire qui se nourrit du besoin des foules ? On ne le voit jamais aussi rayonnant que lorsqu'elles le pressent de toutes parts. Les enseignant, leur transmettant la nourriture du ciel, on dirait que c'est de donner qui le fait vivre lui aussi.


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