L'exemple d'en-bas
« Que pensez-vous de ceci ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : 'Mon enfant, va travailler aujourd'hui à ma vigne.' Celui-ci répondit : 'Je ne veux pas.' Mais ensuite, s'étant repenti, il y alla. Abordant le second, le père lui dit la même chose. Celui-ci répondit : 'Oui, Seigneur !' et il n'y alla pas.
« Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier ».Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean Baptiste est venu à vous, vivant selon la justice, et vous n'avez pas cru à sa parole ; tandis que les publicains et les prostituées y ont cru. Mais vous, même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis pour croire à sa parole. »
voir aussi : Le plus mécréant ..., Mieux vaut tard ...
Parole et action, ceux qui disent et qui ne font pas, et ceux qui ne disent pas mais qui font. C'est le 'faire' qui compte, évidemment. Dans la petite parabole des deux fils, la parole est de fait synonyme de 'paraître'. Celui qui dit non 'paraît' rebelle aux yeux de son père, et lorsqu'il se résout à y aller, il ne va sans doute pas le lui dire. Celui qui dit oui se donne ainsi le beau rôle, et n'ira surement pas se vanter de s'être ensuite défilé ! Peut-être ce père, s'il n'est pas très malin, gardera-t-il toujours cette opinion fausse sur ses deux fils ?
Les mots sont d'autant plus trompeurs qu'on a plus d'instruction. C'est ce qui a perdu les autorités religieuses face au témoignage de Jean. Leur premier réflexe, à sa prédication, a été de décortiquer son discours, analyser, contester. Les gens du peuple, eux, y compris les publicains et les prostituées, ont surtout été sensibles au message contenu dans son style de vie, et c'est ainsi qu'ils ont su y voir la justice.


Commenter cet évangile