Qui a vu verra
« Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
« Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison. De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux. »
voir aussi : Discrètes nécessités
Ces petites paraboles témoignent plutôt des premiers temps du christianisme, à la rigueur d'une période ultérieure du ministère public de Jésus. En tout cas, elles ne sont pas à leur place ici. Nous ne sommes qu'aux tout premiers enseignements, aux fondamentaux de l'initiation, ce n'est pas le moment de parler de témoignage. On ne peut témoigner que de ce qu'on vit déjà, sinon ce ne sont que de belles paroles.
C'est bien d'ailleurs ce que disent ces images. Le sel ne peut être sel qu'en en ayant la qualité intrinsèque. Mais peut-être la ville sur une montagne est-elle encore plus parlante : ce n'est pas de multiplier les poteaux indicateurs sur les chemins qui la rend visible, c'est juste sa situation, ce qu'elle est, qui parle pour elle. Et les plus beaux guides touristiques ne remplaceront pas sa découverte avec ses propres yeux.
Évidemment, il serait idiot de vouloir à tout prix cacher sa lumière, sous un boisseau ou de toute autre manière. Mais il n'est pas recommandé non plus de se mettre à la promener partout pour forcer tout le monde à s'y éblouir ! Il suffit qu'elle soit à sa place. Alors ceux qui entreront dans la pièce ne pourront pas ne pas la remarquer, mais seulement s'ils ont voulu y entrer, et ils restent libres de ressortir si elle ne leur convient pas.


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