Lumière noire
« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton coeur.
« La lampe du corps, c'est l'oeil. Donc, si ton oeil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière ; mais si ton oeil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il ! »
voir aussi : Bon coeur, bon oeil
Même s'il y a de nombreuses demeures dans le ciel, on ne les imagine pas avec murs, portes et clés. On n'imagine donc pas non plus qu'un voleur puisse y percer des murs inexistants, et en fait on n'imagine pas qu'il puisse y avoir quoi que ce soit à voler, et encore moins qu'il y ait des voleurs. Pareil pour les mites et la rouille : les images de Jésus fonctionnent à 100 %.
Un peu trop peut-être : on a tendance du coup à conclure que décidément les règles du ciel sont aux antipodes de celles de la terre, que ce sera bien quand on y sera, mais que pour l'instant ... Or, ce n'est pas ce dont il est question ici. Il n'est pas question seulement d'un ciel qui s'oppose à la terre, mais d'un ciel qui, tout en s'opposant à la terre, y demeure aussi, y a ses racines. Le ciel, ce n'est pas pour demain, c'est pour aujourd'hui ou jamais. Si le ciel ne naît pas ici et maintenant, il ne sera pas.
Le savoir, le comprendre, le vivre, c'est avoir les yeux ouverts et le corps entier dans la lumière.


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