Architecture sacrée
« Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?' Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !'
« Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc.
« Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. »
voir aussi : Miracles indésirables, Au nom de Jésus
Les paroles ne suffisent pas, il faut des actes. On peut discourir longuement sur l'amour, composer sur lui de magnifiques poèmes, en élaborer toute une théologie splendidement cohérente et remarquablement intelligente, sans être capable de le vivre. Le paradoxe est que nos paroles pourront même aider d'autres à le découvrir, alors que nous resterons sur le bord du chemin.
Nous sommes toujours dans cette même logique : ce qu'a fait Jésus ne nous dispense pas de le faire nous aussi, au contraire. C'est ce qui pose problème dans sa déification, quand on la pousse trop loin. On le met sur un piédestal, on l'isole de notre condition commune, et finalement on le trahit. Sans compter qu'on se prive ainsi des véritables bénéfices que son exemple peut nous donner.
N'en disons pas plus...


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