Partage d'évangile quotidien
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Lun. 2 Octobre 2023

Voici réunies deux attitudes qui caractérisent assez bien tout ce qu'il peut y avoir de haïssable dans les institutions religieuses (et sans doute les non-religieuses aussi, mais au moins ces dernières ne prétendent pas se justifier de Dieu) : être le plus grand, être celui/celle/ceux qui connaissent le mieux Dieu, qui sont les plus proches de Lui, et ceci autant en interne, par rapport aux autres qui font partie de la même "écurie", qu'en externe, par rapport à ceux qui n'en font pas partie.

C'est surprenant comme ceux qui se laissent entraîner dans de telles attitudes ne se rendent même pas compte qu'ils témoignent ainsi précisément contre cette réalité dont ils se réclament pourtant par ailleurs : Dieu dépassant nécessairement et incommensurablement chacune de nos personnes, c'est ce sentiment premier qui devrait nous guider en toute circonstance, si nous prétendons croire en lui, le respecter, l'aimer, et partant, il est évident que nous ne pouvons en aucun cas comparer et juger de nos proximités relatives d'avec Lui.

Tout ce que nous pouvons espérer — et mieux, ce dont nous pouvons être certains — c'est que toute personne a son importance, est infiniment précieuse, à Ses yeux, chacune apporte, et/ou a apporté, et/ou apportera, quelque chose au tout, et au-delà de toute personne, c'est même encore tout être, animal, végétal, minéral, tout a une valeur, tout a un sens, tout.

Ce qui ne signifie pas que tout ce que nous faisons soit forcément judicieux... Notamment, dès que nous faisons du tort à quelqu'un d'autre, ou encore à la nature, il y a lieu que nous nous posions des questions, et si nous n'en sommes que témoins, il est légitime que nous posions la question à la ou les personnes qui en sont les auteurs, si elles ne s'en rendent pas compte par elles-mêmes. Mais avec à la fois précautions et fermeté, car ce sont les fruits qui peuvent nous guider, pour juger tant de nos actions propres que de celles des autres, et nous savons bien déjà qu'il n'est pas forcément facile d'en juger concernant les conséquences de nos propres actes, alors pour ceux des autres...

 

 

Il entra alors un calcul en eux-mêmes,
    c'est : qui peut être le plus grand d'entre eux ?
mais Jésus, ayant su le calcul de leur cœur,
saisit un petit enfant, le mit près de lui
    et leur dit :
« Qui reçoit ce petit enfant en mon nom
    c'est moi qu'il reçoit
et qui me reçoit
    reçoit qui m'a envoyé,
car celui qui est le plus petit parmi vous tous,
    celui-là, il est grand ! »
    
    Jean intervint et dit :
« Maître, nous avons vu quelqu'un
    qui, en ton nom, jette dehors les démons,
et nous l'empêchions,
    parce qu'il ne suit pas avec nous... »,
    alors Jésus lui dit :
« N'empêchez pas !
car qui n'est pas contre vous
    est pour vous. »

(Luc 9, 46-50)

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