Partage d'évangile quotidien
<
Enregistrer le billet en pdf

Paix sans faille

Mar. 4 Mai 2010

Jean 14, 27-31 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

« C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. Ne soyez donc pas bouleversés et effrayés. Vous avez entendu ce que je vous ai dit : Je m'en vais, et je reviens vers vous. Si vous m'aimiez, vous seriez dans la joie puisque je pars vers le Père, car le Père est plus grand que moi. 

« Je vous ai dit toutes ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent ; ainsi, lorsqu'elles arriveront, vous croirez. 

« Désormais, je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde va venir. Certes, il n'y a rien en moi qui puisse lui donner prise, mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père, et que je fais tout ce que mon Père m'a commandé.Levez-vous, partons d'ici. » 

 

 

Le prince de la paix, par He-Qi

 

 

J'ai un doute que Jésus ait vraiment pu dire ces paroles à ce moment. Nous avons des indices qu'il était lui-même troublé par ce qui allait se passer, alors parler de paix ... De confiance, oui, sans doute pouvait-il dire qu'il restait quand même confiant en son Père, bien qu'il eût été incapable d'imaginer comment ce dernier allait s'y prendre pour retourner en victoire ce qui avait toutes les apparences, et était de fait d'un point de vue purement humain, un échec.

La paix de Jésus, la paix de celui qui a vaincu le monde, qui a vaincu la mort, la paix de celui que Dieu a ressuscité le premier, il n'y a que nous, qui venons après lui, qui pouvons l'éprouver, au moins partiellement, tout en étant encore de et dans ce monde ! Oui, Jean a finalement bien raison de dire qu'il nous l'a donnée, à nous, aujourd'hui. A nous qui avons cru, à la suite de ceux qui ont vu.

Commenter cet évangile

S
<br /> <br /> Je retiens une prophétie à trés court terme,scellée d' une annonce , qui dépasse la condition humaine des disciples :<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />  "Je vous ai dit toutes ces choses maintenant,avant qu'elles n'arrivent;ainsi,lorsqu'elles arriveront,vous croirez.".<br /> <br /> <br /> Nous avons là , un chef-d'oeuvre d'effet , provoqué dans l'imaginaire des disciples .<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Regardons la recette de plus prés,ce qui n'est pas dit , est colossalement plus fort,que ce qui est dit,reformulons:<br /> <br /> <br />    "Je vous autorise en ne plus croire en moi,si ce que je vous annonce comme un fait incroyable,ne se réalisait pas."<br /> <br /> <br />  Jésus vient d'emprisonner ses disciples dans le pari de sa résurrection,cela tout le monde l'a bien compris.<br /> <br /> <br /> Ce qu'il y a de fort et d'habile,c'est que Jésus transporte l'imaginaire de ses disciples dans un futur proche et presque réalisé,dont la conséquence fera qu'ils croiront.<br /> <br /> <br /> C'est donc qu'il ne croient pas encore.<br /> <br /> <br /> C'est à se demander pourquoi Jésus a choisi ces hommes là comme disciples,jusqu'à sa résurrection ils ne sont que des faire-valoir qui doutent,tremblent et se trompent. Leur temps n'est pas<br /> encore arrivé,leur foi est en train de se forger et nous les suivons dans leurs progression,tout comme ils ont suivi le Christ.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> <br /> "שלום עליכם" : "Shalom alèïrhèm"... La paix soit sur vous. Le "bonjour" hébreu. Expression banale, que l'on lance sans vraiment la penser. Jésus sait que les jours qui se profilent ne vont pas<br /> être "bons" pour les disciples. Qu'ils ne seront pas "paisibles". Alors, il anticipe un peu. Pas trop. "Je vous ai dit toutes ces choses avant qu'elle n'arrivent". En fait, entre ce qu'il a dit<br /> et ce que les disciples ont compris sur le moment, il y a un abîme, mais peu importe : quand elles seront arrivées, ils comprendront, ou plutôt, ils pourront croire (comprendre... cela viendra<br /> plus tard). Comme dans le passage de la "course au tombeau" : "il vit et il crut".<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
Répondre