Amour toujours
« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis.
« Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, je vous appelle mes amis, car tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître.
« Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, c'est moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous l'accordera.
« Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres. »
voir aussi : Le commandement
Il y a ici encore un pari de Jésus sur l'avenir. Il veut considérer désormais que les disciples sont ses amis. Mais par tout ce qu'on sait de ce qu'il va se passer dans les heures qui viennent, ça n'a rien d'évident. Il dit qu'il leur a fait connaître le Père. On peut douter qu'il y aient compris grand chose.
Et pourtant c'est pour ces hommes-là qu'il va donner sa vie. Sont-ils réellement ses amis, rien de moins assuré, mais il espère donc qu'ils vont le devenir. Il y a ainsi plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis : c'est donner sa vie pour des gens qui ne le sont pas, qui ne comprennent pas ce que vous faites pour eux.
L'amour ne s'impose jamais. Il se propose. Et il peut effectivement se proposer jusque là. Jusqu'à donner sa vie sans être sûr pour autant que cela suffira à l'éveiller. Evidemment nous savons, nous, aujourd'hui, que Jésus a gagné son pari. Mais quand il l'a fait, il lui fallait sacrément y croire !


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