Accouchement
« D'ici peu, vous ne me verrez plus ; et, encore un peu après, vous me reverrez. »
Alors, certains de ses disciples se dirent entre eux : « Que signifie ce qu'il nous dit là : 'D'ici peu, vous ne me verrez plus ; et, encore un peu après, vous me reverrez.' Et cette autre parole : 'Je m'en vais auprès du Père' ? Ils disaient donc : « Que signifie ce peu de temps ? Nous ne savons pas de quoi il parle. »
Jésus comprit qu'ils voulaient l'interroger, et il leur dit : « Vous discutez entre vous parce que j'ai dit : D'ici peu, vous ne me verrez plus ; et, encore un peu après, vous me reverrez. Amen, amen, je vous le dis : vous allez pleurer et vous lamenter, tandis que le monde se réjouira. Vous serez dans la peine, mais votre peine se changera en joie.
« La femme qui enfante est dans la peine parce que son heure est arrivée. Mais, quand l'enfant est né, elle ne se souvient plus de son angoisse, dans la joie qu'elle éprouve du fait qu'un être humain est né dans le monde. Vous aussi, maintenant, vous êtes dans la peine, mais je vous reverrai, et votre coeur se réjouira ; et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.
« En ce jour-là, vous n'aurez plus à m'interroger.Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera. »
voir aussi : Renaissance
"vous n'aurez plus à m'interroger" : non pas seulement parce qu'ils auront revu Jésus, mais bien plutôt parce que l'Esprit sera venu.
L'aîné(e) d'une famille peut, jusqu'à un certain point, être une aide pour ses cadet(te)s en ouvrant la voie. Toutes les nouveautés qu'ils ou elles ont à aborder au cours de leur croissance, il ou elle les a intégrées avant eux ou elles. Mais l'objectif est bien que chacun(e) devienne adulte, autonome, responsable. Pas de rester toute sa vie dépendant(e) de celui ou celle dont rien ne pourra pourtant effacer le rôle historique initial.
Telle est l'action de l'Esprit. Jésus a ouvert une voie, parcouru un chemin d'humanité, sur lequel nous sommes tous engagés. L'expression la plus assurée par laquelle il se désignait lui-même, fils de l'homme, ne signifie rien d'autre que cette même chose : le principe d'humanité. Suite à la résurrection, les premiers chrétiens, sous l'action de l'Esprit, lui ont donné cet autre titre : fils de Dieu. Mais il n'y a ici aucune antinomie, aucune incompatibilité, aucune exclusion, au contraire, si Jésus a pu devenir fils de Dieu c'est uniquement parce qu'il était aussi devenu pleinement fils de l'homme.
Telle est la révélation à laquelle l'Esprit nous introduit. Comme le disait une de mes bonnes amies : le plus difficile dans le chemin spirituel, c'est l'incarnation.


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