Le bon pharisien
Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue.
« Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes. »
Toujours le même repas ; il a dû être content le pharisien, il en aura eu pour son argent !
Blague à part, Jésus et sa bande de disciples font partie de la deuxième catégories d'invités possibles, de ceux qui ne pourront pas rendre la politesse de l'invitation. On est tellement habitué à ce que les repas de Jésus chez les pharisiens se passent en reproches qu'on passerait à côté de ce qui est peut-être ici plutôt une félicitation, à tout le moins un bon point.
Irons-nous jusqu'à penser que si Jésus acceptait les invitations des pharisiens, c'était pour leur donner l'occasion d'effectuer une bonne action ?
Plus certainement, pour Jésus, tellement persuadé de l'imminence de la venue du royaume, toutes ces catégories n'avaient plus cours dans ses motivations ; seul comptait de pouvoir prêcher la bonne nouvelle à qui voulait bien l'entendre.
Cette urgence n'a sans doute plus cours pour nous, mais ne devrions-nous pas conserver au moins cette même liberté ?


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