Scandale
Jésus disait à ses disciples : « Il est inévitable qu'il arrive des scandales qui entraînent au péché, mais malheureux celui par qui ils arrivent. Si on lui attachait au cou une meule de moulin et qu'on le précipite à la mer, ce serait mieux pour lui que d'entraîner au péché un seul de ces petits. »
Si on pense à tous les scandales dont les églises ont pu se rendre coupables, nous sentons-nous rassurés par le sort ici promis à leurs auteurs ? L'assurance qu'ils ne l'emporteront pas au paradis n'efface pas le goût amer de notre bouche. Ceci devrait-il pas nous inciter à la plus grande prudence quand nous prétendons témoigner publiquement de notre foi, de crainte que notre manière de nous exprimer ne heurte des sensibilités différentes ?
Mais de quels scandales parle-t-on ? Jésus a été une grande cause de scandale, au point qu'il en a été condamné à mort.
Passons sur le 'il est inévitable', qui ne cadre pas avec la perspective dans laquelle se situait Jésus, d'une venue imminente du royaume, mais ressemble beaucoup plus aux préoccupations d'une église se voyant devoir durer ; il est question plus précisément des scandales qui entraînent au péché. Déjà ceci pourrait écarter Jésus du champ de mire, à ceci près que c'est rétrospéctivement que nous pouvons le dire ; c'est parce qu'il a été ressuscité par Dieu que nous pouvons conclure que les scandales qu'il provoquait l'étaient pour la bonne cause.
Heureusement, il y a encore cette précison : qui entraînent au péché un seul de ces petits. Et là nous savons qu'au contraire l'action de Jésus enthousiasmait les foules des 'petits', et que le scandale n'affectait que les 'puissants'.


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