Partage d'évangile quotidien
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Ville bien-aimée

Jeu. 17 Novembre 2011

Luc 19, 41-44 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Quand Jésus fut près de Jérusalem, en voyant la ville, il pleura sur elle ; il disait : 

« Si toi aussi, tu avais reconnu en ce jour ce qui peut te donner la paix ! Mais hélas, cela est resté caché à tes yeux. Oui, il arrivera pour toi des jours où tes ennemis viendront mettre le siège devant toi, t'encercleront et te presseront de tous côtés ; ils te jetteront à terre, toi et tes enfants qui sont chez toi, et ils ne laisseront pas chez toi pierre sur pierre, parce que tu n'as pas reconnu le moment où Dieu te visitait. » 

 

 

Il n'est plus ici, par He-Qi

 

 

voir aussi : Le prince de la paix, Destruction du temple

Cette description des malheurs qui 'arriveront' à Jérusalem est évidemment écrite après qu'ils se soient produits, donc plus de quarante ans après la mort de Jésus : le siège, la destruction complète des bâtiments, l'extermination des habitants, par des romains excédés des guérillas incessantes des mouvances nationalistes juives.

On pourrait croire, en se fiant à cet argumentaire destiné aux juifs, que les chrétiens avaient fait leur deuil de la dimension géopolitique du royaume des cieux, qu'ils avaient renoncé au rétablissement de la royauté d'Israël, mais ce n'était certainement pas si clair dans la réalité.

C'est ce qui apparaîtra, hélas, dans les siècles suivants, avec le développement de l'Église comme religion officielle de l'empire, et ses prétentions pendant près de deux millénaires à régir tant les âmes que les corps de toute l'humanité, "jusqu'aux confins de la terre".

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