Partage d'évangile quotidien
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Jeûne nouveau

Ven. 2 Septembre 2011

Luc 5, 33-39 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

On disait un jour à Jésus : « Les disciples de Jean jeûnent souvent et font des prières ; de même ceux des pharisiens. Au contraire, tes disciples mangent et boivent ! » Jésus leur dit : « Est-ce que vous pouvez faire jeûner les invités de la noce, pendant que l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé : ces jours-là, ils jeûneront. » 

Et il dit pour eux une parabole : « Personne ne déchire un morceau à un vêtement neuf pour le coudre sur un vieux vêtement. Autrement, on aura déchiré le neuf, et le morceau ajouté, qui vient du neuf, ne s'accordera pas avec le vieux. Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin nouveau fera éclater les outres, il se répandra et les outres seront perdues. Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. 

« Jamais celui qui a bu du vieux ne désire du nouveau. Car il dit : 'C'est le vieux qui est bon.' » 

 

 

Le baptême de Jésus, par He-Qi

 

 

voir aussi : Les anciens et des modernes

La dernière phrase est glissée là, presque anodine, comme si elle coulait de source avec ce qui précède. En fait, elle se rattache au thème du vin qui vient d'être évoqué à propos des outres. Mais sa signification est exactement à l'inverse, à moins qu'elle ne soit ironique.

Avec ses deux exemples des vêtements et des outres, Jésus veut clairement justifier qu'il inaugure des temps nouveaux, qui expliquent des comportements eux aussi nouveaux. Il ne fait donc en aucun cas la promotion du vin vieux, qui pourtant, comme chacun sait, est meilleur (si on n'excède pas certaines limites) que le nouveau. Si on veut maintenir l'historicité de cette phrase dans ce contexte, on doit donc penser à une tentative de déstabilisation des contradicteurs par le paradoxe.

En gros, il dit aux pharisiens qu'ils sont comme les amateurs de vin, qui préfèrent le vieux, auxquels ils se sont habitués et qui n'a fait que se bonifier avec le temps. Mais la spiritualité est-elle du même ordre que l'oenologie ? Peut-on se mettre réellement en recherche de Dieu en ne s'appuyant que sur du connu archi-connu ?

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