Partage d'évangile quotidien
<
Enregistrer le billet en pdf

Relevailles

Mar. 14 Septembre 2010

Luc 7, 11-17 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. 

En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. 

La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins. 

 

 

Le bébé Moïse, par He-Qi

 

 

Destin cruel pour cette femme. Déjà elle a perdu son mari avant l'heure, et maintenant son fils unique, encore jeune homme, le seul soutien qu'il lui restait. Que va-t-elle devenir ? Il y a bien une foule 'considérable' qui l'accompagne au cimetière, mais on sait ce que sont les sentiments de la foule : un jour tous ici, le lendemain plus personne. Nulle mention de parentèle, frères ou soeurs, oncles, parents. Il ne lui restera qu'à mendier, ou se laisser mourir à l'écart.

C'est tout cela, que Jésus voit dans la scène. Alors la pitié le saisit. C'est toujours comme ça que ça commence : il a pitié, il est pris aux tripes, le sentiment l'envahit. Jésus est un grand sentimental, en quelque sorte.

Jusqu'ici, rien d'extraordinaire. La routine presque. Mais ce qui est exceptionnel cette fois, c'est que personne ne lui demandait rien, c'est lui qui décide, de sa propre initiative, de faire un geste.

On ne sait pas comment le jeune homme a réagi. Peut-être ne s'est-il rendu compte de rien ? Sinon, était-il heureux d'être revenu ? Après tout, peut-être leur vie à deux était-elle misérable et ne le satisfaisait-elle d'aucune manière ? En tout cas, pour eux deux, c'est une occasion d'un nouveau départ qui leur est donnée. Comme si la mère avait de nouveau accouché. Ce qu'ils en feront, leur appartient ...

Commenter cet évangile