Liens du sang
Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font demander. Beaucoup de gens étaient assis autour de lui ; et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui te cherchent. »
Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? »
Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma soeur, ma mère. »
Evidemment, si on isole ce passage de son contexte, alors on peut atténuer son propos en disant qu'après tout il ne dit pas expressément que Marie et les frères de Jésus ne font pas la volonté de Dieu, et qu'ils peuvent donc bien faire partie de la famille spirituelle de Jésus. Mais nous avons vu (samedi) que la construction de l'ensemble de l'épisode permet difficilement cette relativisation.
Qu'est-ce qui gêne certains dans l'idée que la famille de Jésus n'aie pas cru en lui au cours de son ministère public ? Est-ce une certaine conception de perfection, qui aurait dû déteindre automatiquement sur ses proches ? Comme si la perfection terrestre pouvait être une donnée originelle et immuable de toute éternité !
On sait qu'au moins un des frères de Jésus, Jacques, se convertira par la suite à la mission de son frère, au point de devenir l'une des personnes les plus en vue de la communauté chrétienne de Jérusalem. Bien que nous ne connaissions pas le détail de cette évolution de Jacques, n'est-elle pas au moins autant admirable que s'il avait été convaincu depuis le début ? N'y a-t-il pas plus réjouissances au ciel pour un pécheur qui se repend que ...


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