Partage d'évangile quotidien
<
Enregistrer le billet en pdf

L'homme fort

Lun. 25 Janvier 2010

Marc 3, 22-30 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. » 

Les appelant près de lui, Jésus disait en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume se divise, ce royaume ne peut pas tenir. Si une famille se divise, cette famille ne pourra pas tenir. Si Satan s'est dressé contre lui-même, s'il s'est divisé, il ne peut pas tenir ; c'en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens, s'il ne l'a d'abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. 

« Amen, je vous le dis : Dieu pardonnera tout aux enfants des hommes, tous les péchés et tous les blasphèmes qu'ils auront faits. Mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, il n'obtiendra jamais le pardon. Il est coupable d'un péché pour toujours. » 

Jésus parla ainsi parce qu'ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » 

 

 

Josué sonne la trompette, par He-Qi

 

 

Jésus aurait passé un pacte avec le chef des démons ! En expulsant des démons, il attirerait à lui de grandes foules pour pouvoir mieux les perdre. C'est le genre de raisonnement tortueux, que les scribes prêtent à Béelzéboul, ou Satan, et que beaucoup d'autres 'savants' jusqu'à nos jours n'hésitent pas non plus à lui prêter ; pensons par exemple à des affirmations comme "la plus grande ruse du diable est de faire croire qu'il n'existe pas".

Jésus ne semble pas effleuré un seul instant par l'idée que ce genre de raisonnement puisse être fondé. Pour lui, le mal est le mal, et le bien est le bien. S'il chasse des démons, s'il guérit des maladies, ce sont des biens qu'il fait. Et le mal ne peut être que dans le coeur de ceux qui y verraient du mal, pas en lui ni en ses actions. C'est du moins ce qu'il semble ressortir de son raisonnement.

Car l'argumentation des scribes, pour qu'elle puisse tenir, nécessiterait que soit mis en évidence le mal vers lequel entraînerait Jésus. Or ce n'est pas le cas. Certes il tient des positions d'interprétations de la loi qui peuvent différer des interprétations d'autres écoles de pensée de son époque, mais ces divergences ne portent jamais que sur l'interprétation, pas sur la loi elle-même. Alors s'impose la conclusion : il n'y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir, ou pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, et si le pardon de Dieu ne pourra les atteindre, ce n'est pas que Dieu le leur refuserait mais que eux ne veulent pas s'y ouvrir.

Au passage, Jésus s'affirme comme celui qui a vaincu Satan.

Commenter cet évangile