Partage d'évangile quotidien
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Raz-de-marée

Lun. 8 Février 2010

Marc 6, 53-56 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Ayant traversé le lac, ils abordèrent à Génésareth et accostèrent. 

Ils sortirent de la barque, et aussitôt les gens reconnurent Jésus : ils parcoururent toute la région, et se mirent à transporter les malades sur des brancards là où l'on apprenait sa présence. 

Et dans tous les endroits où il était, dans les villages, les villes ou les champs, on déposait les infirmes sur les places. Ils le suppliaient de leur laisser toucher ne serait-ce que la frange de son manteau. Et tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés. 

 

 

L'entrée triomphale à Jérusalem, par He-Qi

 

 

Nous avons fait un grand saut dans le récit de Marc. Nous avions laissé samedi Jésus, et ses disciples de retour de mission, dans un lieu désert, pas si désert puisque les foules les y avaient précédés. Se situent alors deux épisodes que nous avions vus pendant le temps de Noël : les cinq pains et deux poissons partagés entre cinq mille hommes (sans compter les femmes et les petits enfants !), puis la marche de Jésus sur les eaux pour rattraper la barque des disciples contre le vent. Et nous voilà à la fin de cette traversée du lac.

Et rebelote, les foules ont suivi la manoeuvre. Au moins, les disciples ont pu entre temps se remplir l'estomac. Mais un gars comme ça, qui vous donne à manger et vous guérit de vos maladies, c'est sûr qu'on ne va pas le lâcher de si tôt ! Et oui, pour nous crève-la-faim et crève-misère, avoir à manger et être en bonne santé, c'est ça, être sauvés, c'est ça, le royaume de Dieu. On n'en demande pas plus.

D'ailleurs, le gars Jésus, c'est ce qu'il nous a appris à lui demander, à son Père : donne-nous à manger, que nous ne soyons plus tenaillés en permanence par la faim, pour que nous puissions penser à autre chose qu'à notre corps ; remets-nous nos dettes, que nous ne soyons plus étranglés entre les impôts et les usuriers, pour que nous puissions penser à autre chose qu'à arriver au bout de cette journée, puis de celle de demain, puis de la suivante, et jusqu'à la fin de notre vie.

Amen !

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A
<br /> Oh, la traduction ! Oui, bien sûr, il est grammaticalement possible de traduire "tous ceux qui la touchèrent étaient sauvés", mais tout de même, est-ce bien du "bon français". A tout<br /> prendre, le verbe grec "σωζω" recouvre un large éventail de sens, qui tourne autour de "conserver sain et sauf" : porter secours, guérir, sauver (de la noyade, par exemple)... faire échapper à un<br /> péril. Et en l'occurence, il m'aurait paru plus "français" (et pas moins juste) de traduire qu'ils "étaient secourus", voire "guéris".<br /> Ceci dit, cette simple question de mot amène une importante question de sens, puisqu'il s'agit bien du même concept qui est utilisé lorsque Paul (Romains 10.13, par exemple) écrit que "quiconque<br /> invoquera le nom du Seigneur sera sauvé".  Sauvé de quoi, pour quoi ? Et cela nous ramène à l'origine de notre être : être "conservé sain et sauf", être "restauré en bon état", et cela, pour<br /> la "vie éternelle".<br /> <br /> <br />
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