Patience, patience
Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher. Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Est-ce que tu vois quelque chose ? »
Ayant ouvert les yeux, l'homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent. »
Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village. »
voir aussi : Ratés ?
On note l'insistance de Jésus pour isoler l'aveugle du village. Il l'emmène hors du village pour le guérir, puis il lui recommande de ne pas y repasser. Y a-t-il un rapport avec le fait que Jésus doit s'y prendre à deux reprises avant que l'aveugle ne soit complètement guéri ?
Il y a effectivement parfois un lien entre la maladie des uns et la communauté dans laquelle ils vivent. Il y a des personnes qui font fonction d'exorcisme des démons d'un groupe. C'est plus particulièrement observable au sein d'une famille, où les secrets enfouis, parfois depuis plusieurs générations, affectent un des membres d'une génération mais pas les autres. Il y a ainsi, par génération, comme nécessité que l'un des éléments serve de poubelle à l'esprit de la famille.
C'est sans doute le cas de cet aveugle pour son village. Il ne peut donc pas les voir, mais il ignore bien sûr qu'il y a à cela une bonne raison, et, de lui-même, il serait bien incapable de prendre la première décision qui s'impose, les quitter. Mais c'est une condition indispensable pour que sa guérison soit définitive...


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