Partage d'évangile quotidien
<
Enregistrer le billet en pdf

Ratés ?

Mer. 16 Février 2011

Marc 8, 22-26 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Jésus et ses disciples arrivent à Bethsaïde. On lui amène un aveugle et on le supplie de le toucher. 

Jésus prit l'aveugle par la main et le conduisit hors du village. Il lui mit de la salive sur les yeux et lui imposa les mains. Il lui demandait : « Est-ce que tu vois quelque chose ? » Ayant ouvert les yeux, l'homme disait : « Je vois les gens, ils ressemblent à des arbres, et ils marchent. » 

Puis Jésus, de nouveau, imposa les mains sur les yeux de l'homme ; celui-ci se mit à voir normalement, il se trouva guéri, et il distinguait tout avec netteté. Jésus le renvoya chez lui en disant : « Ne rentre même pas dans le village. » 

 

 

Moïse bénit Israël, par He-Qi

 

 

Curieuse impression que nous laisse cet épisode d'une guérison en deux temps. Jésus perdrait-il la main ? Il semble tatonner. Ou est-ce pédagogique : cet aveugle aurait besoin de ce palier avant sa guérison complète ?

Cette image est quand même belle : les hommes comme des arbres qui marchent. Il y a effectivement un rapport étroit entre la verticalité de l'arbre et celle de l'homme, créant un pont entre ces deux règnes, par-dessus le règne animal qui se caractérise par l'horizontalité. Le végétal, en faisant l'impasse sur la mobilité, peut s'étirer en direction du ciel, quand l'animal, mû par ses désirs, explore plutôt la surface de la terre.

Notre aveugle, qui l'était sans doute de naissance pour formuler une telle remarque, est donc d'abord frappé par cette similitude entre les arbres et les hommes. On pourrait dire qu'il est d'abord ébloui par la verticalité, l'attrait de la lumière, la dimension transcendante du monde. Il aurait quand même été dommage qu'il en reste là. Le blanc du soleil est fait pour s'épanouir dans l'arc-en-ciel des formes diverses de la terre.

Commenter cet évangile