Partage d'évangile quotidien
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Savoir-vivre

Ven. 2 Juillet 2010

Matthieu 9, 9-13 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Jésus, sortant de Capharnaüm, vit un homme, du nom de Matthieu, assis à son bureau de publicain (collecteur d'impôts). Il lui dit : « Suis-moi. » L'homme se leva et le suivit. 

Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 

Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. » 

 

 

Le Seigneur ressuscité, par He-Qi

 

 

Encore une fois, il est intéressant de comparer cette version de Matthieu avec celles de Marc (2, 14-17) et de Luc (5, 27-32).

Nous voyons d'abord que Matthieu omet de dire que le repas, dont il est question ici, se déroule dans la maison du publicain que Jésus vient d'appeler à le suivre. En fait, c'est Luc qui est le plus explicite : le publicain offre un banquet pour fêter sa rencontre avec Jésus. Pourquoi Matthieu procède-t-il ainsi ? Sans doute pour ne pas dire que Jésus a accepté en connaissance de cause de se rendre à un repas offert par un publicain,

Mais du coup, le récit de Matthieu est presque incompréhensible : Jésus serait à table chez lui quand, sans qu'on sache comment ni pourquoi, toute une armée de publicains et de pêcheurs décide de s'incruster ! On se demande aussi pourquoi il vient de parler de cet appel du publicain, pour passer aussitôt à autre chose !

Autre différence de Matthieu avec les deux autres évangélistes : il ajoute une référence aux 'Ecritures', selon son dada favori. L'insertion est assez maladroite : entre les deux phrases parallèles, sur les bien-portants et les malades d'une part, et les justes et les pécheurs d'autre part. Et du coup, le parallélisme entre santé physique et santé spirituelle perd presque toute sa force.

Par contre, contrairement à tant de fois où son désir de faire le lien avec les Ecritures l'amène à des contorsions tirées par les cheveux, je trouve qu'ici Matthieu a su trouver la référence qui exprime bien l'esprit de la parole de Jésus : "C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices".

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