Poids plume
Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais pas déjà trouvé
Imaginons : nous ne nous mettons jamais en colère, nous ne sommes même jamais irrités contre qui que ce soit, éventuellement seulement peinés pour ceux qui nous voudraient du mal, nous trouvons dommage pour eux que, eux, aillent si mal.
Imaginons : nous ne ressentons aucune concupiscence, aucun désir de posséder l'autre, de s'en servir, de l'utiliser comme bouche-trou de toutes nos insuffisances, de tous nos manques, nous aimons et respectons notre conjoint comme il est, jamais ne nous viendrait l'idée de nous séparer de lui pour un autre.
Imaginons : nous sommes heureux de n'avoir que de quoi nous nourrir et nous protéger du froid comme du chaud, nous ne ressentons pas le besoin de posséder plus de biens que ce minimum vital, nous nous empressons de redistribuer à moins heureux que nous ce qui pourrait nous échoir en plus.
Imaginons : dès que nous en avons envie ou besoin, notre prière nous met en présence immédiate de Dieu, cette Présence bienveillante, qui remplit notre âme d'une paix insurpassable, contre laquelle aucune puissance ne peut prévaloir.
Même si le chemin peut en sembler étroit, le seul fait que ce programme puisse nous faire rêver signifie qu'il est possible, et même plus que cela : inévitable ; forcément, cela se réalisera pour nous. Cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira ; demandez, on vous donnera !
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Venez à moi
vous tous qui peinez
et qui êtes surchargés,
et moi
je vous donnerai le repos.
Prenez mon joug sur vous
et apprenez de moi :
comme je suis doux et humble de cœur ;
et vous trouverez le repos pour vos âmes,
car mon joug est bienfaisant
et ma charge légère.
(Matthieu 11, 28-30)

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