Partage d'évangile quotidien
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Qu'est-ce qu'on attend ?

Mer. 24 Juillet 2024

Oui, simplement cela, se tenir, se maintenir, en ce point d'équilibre, où ce n'est plus moi qui suis, qui parle, qui agis, mais cela — Dieu, ou le Tao, ou la Nature — qui est, qui parle, qui agit, en moi et à travers moi...

Oui ! entendre, il suffit d'entendre. Il n'y a rien de sorcier dans tout ça, juste accepter de se dire sincèrement : ok, je laisse de côté mes a priori, je fais table rase de tout ce que je croyais comprendre jusqu'à maintenant, et je me mets à l'écoute. Et c'est tout ? oui, c'est tout. Il ne s'agit pas d'héroïsme, il ne s'agit pas d'efforts surhumains, il ne s'agit pas d'avoir des compétences particulières, des connaissances encyclopédiques, une intelligence exceptionnelle, des muscles de fort des halles ; rien de tout cela... juste entendre, et laisser germer et croître et fleurir et fructifier. Rien de sorcier, vraiment !

Oui, mais, si je n'ai rien à faire, où est mon mérite ? c'est frustrant si je reçois sans y avoir mis du mien, sans avoir apporté ma contribution, sans y avoir pris part ; c'est frustrant pour mon ego... mais justement, c'est bien de cela qu'il s'agit, passer en-deça de cet ego, atteindre à sa source, à son origine, accepter que tout ne soit que don à recevoir, et ça, c'est beaucoup plus facile (trop ?) que de lire des bibliothèques entières ou que d'accomplir exploits sportifs sur exploits sportifs ; oui, simplement cela, se tenir, se maintenir, en ce point d'équilibre, où ce n'est plus moi qui suis, qui parle, qui agis, mais cela — Dieu, ou le Tao, ou la Nature — qui est, qui parle, qui agit, en moi et à travers moi.

Mais je suis peut-être le bord du chemin : je ne comprends absolument rien à cette histoire, à cet appel, ça n'éveille absolument rien en moi. Bon, ben voilà, une autre fois peut-être ?

Ou je suis peut-être les pierrailles : il y a bien quelque chose qui a réagi en moi, plus ou moins confusément, je ne sais pas trop où, une petite étincelle qui a lui faiblement, un léger relâchement de mon armure externe, de ce masque auquel je m'identifie, et automatiquement je me suis senti menacé, vite je me suis de nouveau blindé, je ne veux rien savoir de cela, beaucoup trop dangereux pour...moi.

Ou je suis peut-être les épines, les ronces : je sais assez bien de quoi il s'agit, théoriquement du moins, je peux même en avoir eu un début d'expérience, qui a laissé sa marque en moi, mais je ne suis pas prêt à larguer les amarres, à suivre cette Voie, entre les deux mon cœur balance, et je reviens au statu quo d'avant, cette façon d'être à laquelle je suis trop habitué : ce n'est même pas de la peur que j'ai, juste que je trouve que c'est trop tôt ? il faudra que l'occasion se représente plus tard, une autre fois.

Heureusement, c'est le cas. Le Royaume est toujours là, présent, en permanence, accessible à tout moment, et portera inévitablement tous ses fruits. Mais alors, pourquoi attendre ?

 

 

en ce jour-là
    Jésus étant sorti de la maison
    était assis au bord de la mer
et se sont rassemblées près de lui de grandes foules
    si bien que lui monta dans une barque et s'y assit
    et toute la foule se tenait sur le rivage
et il leur parla de beaucoup de choses en paraboles
    disant

« voici ! le semeur sortit pour semer
et tandis qu'il sème une partie est tombée au bord du chemin
    et les oiseaux sont venus et les ont dévorées
et d'autres sont tombées sur les pierrailles
    où ils n'y a pas beaucoup de terre
et aussitôt elles ont levé
    mais comme il n'y avait pas de profondeur de terre
le soleil s'étant levé elles se flétrirent
    et comme elles n'avaient pas de racine
    elles se desséchèrent
et d'autres sont tombées sur les épines
    et les épines ont grandi et les ont étouffées
mais d'autres sont tombées sur la bonne terre
    et ont donné du fruit
    l'un cent
    et un autre soixante
    et un autre trente

qui a des oreilles
    qu'il entende ! »

(Matthieu 13, 1-9)

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