Partage d'évangile quotidien
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Gelée royale

Lun. 19 Avril 2010

Jean 6, 22-29 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui. Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. 

La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus. L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? » 

Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés. Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. » 

Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux oeuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit : « L'oeuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. » 

 

 

Moïse frappe le rocher, par He-Qi

 

 

Voici une autre spécificité de cet épisode dans Jean par rapport aux synoptiques : il n'y a pas que les disciples qui aient été témoins du moyen inhabituel par lequel Jésus est reparti de la scène de la multiplication des pains, mais toute la foule aussi l'a su. C'est ce que veut expliquer toute cette histoire compliquée de barques, de celle qui était là au départ seule, de celles qui sont arrivées ensuite, permettant à la foule de repartir en barque, et donc d'arriver à Capharnaüm en un temps inférieur à celui que Jésus aurait dû mettre en faisant le tour du lac à pied !

D'où leur question : quand es-tu arrivé ici, qui signifie en réalité : comment t'y es-tu pris pour ce coup-là ?

Mais cette question que pose la foule, loin de montrer qu'elle serait prête à adhérer à Jésus, trahit exactement le contraire, comme il le leur souligne : si ce signe, comme celui des pains, les avait fait croire en sa personne, ils ne seraient pas là en train de lui poser des questions sur le comment du pourquoi. Tout leur intérêt n'est orienté que vers eux-mêmes. La satiété qu'ils ont obtenue, et dont ils rêvent qu'elle ne reste pas comme un souvenir unique de leur vie.

La réponse de Jésus n'est cependant pas dure à leur égard, comme il l'est en général lorsqu'il s'adresse, non pas au peuple, mais aux pharisiens. Après tout, ces gens ne mangent pas tous les jours à leur faim, et c'est même pour cette raison qu'ils ont eu droit, comme signe spécialement pour eux, à ce 'festin' inhabituel. Il ne faudrait simplement pas qu'ils se contentent de rester là la bouche ouverte, à attendre la prochaine becquée.

Le signe leur a montré l'amour qu'a Dieu pour eux, un aperçu du royaume. Qu'ils se mettent donc en marche !

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