Partage d'évangile quotidien
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Fils unique

Mar. 13 Septembre 2011

Luc 7, 11-17 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, ainsi qu'une grande foule. Il arriva près de la porte de la ville au moment où l'on transportait un mort pour l'enterrer ; c'était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. 

En la voyant, le Seigneur fut saisi de pitié pour elle, et lui dit : « Ne pleure pas. » Il s'avança et toucha la civière ; les porteurs s'arrêtèrent, et Jésus dit : « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi. » Alors le mort se redressa, s'assit et se mit à parler. Et Jésus le rendit à sa mère. 

La crainte s'empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu : « Un grand prophète s'est levé parmi nous, et Dieu a visité son peuple. » Et cette parole se répandit dans toute la Judée et dans les pays voisins. 

 

 

Le jugement de Salomon, par He-Qi

 

 

voir aussi : Relevailles

"Sensationnel ! Jamais vu ! Inouï ! Nouveau ! Un mort rendu à la vie !" On pourrait continuer longtemps sur ce registre, c'est ce qu'ont dû ressentir les témoins de la scène, c'est ce qu'ils se sont empressés de colporter. Le récit a dû subir des déformations et des exagérations, mais le fait central subsistait certainement : un jeune homme qui allait être mis en terre s'est relevé du brancard mortuaire et a repris le cours normal de sa vie, comme si de rien n'était.

En réalité, l'événement n'est pas nouveau. Déjà Élie et Élisée avaient été à l'origine d'actions similaires (1 Rois 17,17-24, 2 Rois 4,18-37, 2 Rois 13,21). Mais c'était il y a longtemps, aux temps où Israël était encore un peuple souverain, au moins en partie. Le renouvellement d'un tel signe ne peut donc signifier qu'une chose : ces temps que l'on pouvait craindre définitivement révolus sont en train de revenir. Le royaume est une réalité que l'on peut de nouveau raisonnablement espérer. Bref, nous avons là un grand prophète, voire le messie, parmi nous. Tout est possible.

Tel est en tout cas le sens que Luc veut donner à cet épisode, qu'il est par ailleurs le seul à rapporter.

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C
<br /> <br /> Is that postmodernism? It makes me think)))<br /> <br /> <br /> <br />
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A
Cher &quot;casino en ligne&quot;,<br /> dommage que vous souhaitiez rester anonyme ! Votre question ne manque pourtant pas de m'inspirer.<br /> <br /> Qu'est-ce que le post-modernisme ? Wikipedia dit que c'est &quot;un mouvement artistique qui engage une rupture ironique avec les conventions anhistoriques du modernisme en architecture et en urbanisme, tout particulièrement avec les prétentions à conclure l'histoire et à ignorer la géographie.&quot; Si nous appliquons cette définition au domaine qui nous intéresse, les évangiles, le modernisme s'assimilerait à la modernité qui, soit-disant, tient la mort de Dieu pour acquise ? Ou à la recherche sur le Jésus de l'histoire qui, pour certains, aboutirait à l'effondrement de la religion ?<br /> <br /> Il me semble que c'est pourtant faire injure au modernisme que de le réduire à cette caricature. Gropius et son Bauhaus stipulaient seulement de renoncer à l'esthétisme pour l'esthétisme, prônant que la beauté naît de l'adéquation de la forme à la fonctionnalité. Ceci implique nullement l'uniformisation des solutions, comme voulut l'imposer ensuite le 'style international', comme si les fonctions élémentaires comme dormir, manger, etc..., étaient rigoureusement les mêmes à toutes les époques et en tous lieux.<br /> <br /> En revanche, le post-modernisme s'égare lorsqu'il réintroduit artificiellement les formes extérieures du passé juste en réaction à ce qu'il ressent comme un vide spirituel de l'épuration. Mais peut-être ai-je mal compris votre question ?