Partage d'évangile quotidien
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Ni jeûne ni sabbat

Mar. 19 Janvier 2010

Marc 2, 23-28 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Un jour de sabbat, Jésus marchait à travers les champs de blé ; et ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis. 

Les pharisiens lui disaient : « Regarde ce qu'ils font le jour du sabbat ! Cela n'est pas permis. » 

Jésus leur répond : « N'avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu'il fut dans le besoin et qu'il eut faim, lui et ses compagnons ? Au temps du grand prêtre Abiathar, il entra dans la maison de Dieu et mangea les pains de l'offrande que seuls les prêtres peuvent manger, et il en donna aussi à ses compagnons. » 

Il leur disait encore : « Le sabbat a été fait pour l'homme, et non pas l'homme pour le sabbat. Voilà pourquoi le Fils de l'homme est maître, même du sabbat. » 

 

 

David et Jonathan, par He-Qi

 

 

D'un côté, le sabbat est un jour de repos en mémoire du septième jour de la création où YHWH "s'abstint de sa création" (Exode 20, 10-11 : Mais le septième jour est le jour du repos de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage (...) Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour). D'un autre côté, le sabbat est aussi un jour de fête et le jeûne y est interdit (la seule exception est quand Yom Kippour tombe un jour de sabbat).

La réponse de Jésus s'appuie précisément sur cette contradiction, puisqu'il évoque David qui, dans le besoin, eut faim, et qui pour ce seul motif enfreint une autre interdiction, celle pour les non-prêtres de manger les pains de proposition. Si les disciples arrachent ces épis, c'est qu'ils n'ont rien à manger ce jour-là, et qu'ils veulent respecter l'interdiction du jeûne, quitte à enfreindre celle de moissonner. La question peut se discuter, mais les pharisiens aimeraient bien savoir sur quelle autorité les disciples s'appuient pour trancher dans un sens ou l'autre.

En réalité, ce n'est pas David qui s'octroya le droit de manger les pains de proposition, c'est le grand prêtre qui la lui accorda, lui à qui ces pains étaient normalement réservés. Il me semble que ceci renforce la position de Jésus quand il se déclare maître du sabbat : ces épis, réservés à Dieu seul le jour du sabbat, Jésus décide de les accorder à ses disciples ?

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D
<br /> "tout pouvoir m'a été remis.... " nous dit jésus .<br /> " je ne suis pas venu pour abolir mais pour accomplir " proclame t-il également aors quelle importance revêtent et le jeûne et le shabbat dans nos vies d'aujourd'hui ;......?<br /> devons-nous les vivre à travers les mots  ou selon notre coeur qui bat au rythme de l'amour .....<br /> <br /> <br />
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A
<br /> ESt-ce vraiment "ni jeûne ni shabbat", comme on peut dire "ni pute ni soumise" , deux termes d'une alternative également inacceptables?<br /> L'Evangile et les Actes montrent pourtant Jésus puis les Disciples jeûner régulièrement.<br /> De même, il ne s'agit pas ici de contester la légitimité du Shabbat, mais bien d'en remettre en avant le sens : il n'a pas à être ce carcan que les Pharisiens, dans leur zèle pour la Thora, sont en<br /> train de mettre en place.<br /> Il y a là une question de perspective : ramasser quelques épis pour les grignoter n'est pas "moissonner". Cependant, plutôt que d'aborder la question sur le fond, Jésus fait usage d'abord usage de<br /> la casuistique : quand bien même la règle serait juste, elle ne doit pas être considérée comme toujours et en tout comme un absolu.<br /> Donc, plutôt que "ni jeûne ni shabbat" (ce qui serait une sorte d'indifférentisme religieux), c'est plutôt "ni jeûne impérativement absolu, ni shabbat aux règles envahissantes".<br /> Rien à voir avec<br /> <br /> <br />
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