Partage d'évangile quotidien
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Esprit

Mer. 6 Janvier 2010

Marc 6, 45-52 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

Aussitôt après, Jésus obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïde, pendant que lui-même renvoyait la foule. Quand il les eut congédiés, il s'en alla sur la montagne pour prier. 

Le soir venu, la barque était au milieu de la mer et lui, tout seul, à terre. Voyant qu'ils se débattaient avec les rames, car le vent leur était contraire, il vient à eux vers la fin de la nuit en marchant sur la mer, et il allait les dépasser. En le voyant marcher sur la mer, les disciples crurent que c'était un fantôme et ils se mirent à pousser des cris, car tous l'avaient vu et ils étaient bouleversés. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c'est moi ; n'ayez pas peur ! » 

Il monta ensuite avec eux dans la barque et le vent tomba ; et en eux-mêmes ils étaient complètement bouleversés de stupeur, car ils n'avaient pas compris la signification du miracle des pains : leur coeur était aveuglé. 

 

 

Silence ! Calme-toi !, par He-Qi

 

 

On a une drôle d'impression en lisant ce texte, à ne pas confondre avec l'épisode de la tempête apaisée. On voit d'un côté des disciples qui s'acharnent contre les éléments et qui n'avancent pas d'un pouce, et de l'autre Jésus qui semble glisser sans aucun effort au point de les dépasser sans même s'en rendre compte. Et le mot-clé : Confiance ! N'ayez pas peur !

Effectivement, lorsque nous doutons, alors la moindre adversité devient un obstacle infranchissable, nous ramons, là-même ou avec un esprit ouvert et optimiste nous serions passés sans même considérer qu'il y ait eu une difficulté. Et la clé de cet état d'esprit, c'est ce père que Jésus est venu nous révéler, ce dieu plein de tendresse pour chacun de nous, pour lequel nous n'avons pas de prix, et qui nous dispense tout ce dont nous avons besoin, du pain pour cinq mille hommes par exemple.

Saurons-nous, nous aussi, marcher sur les eaux ? Sur ces eaux synonymes du néant, du chaos, du non-sens, de la mort, de l'absurdité de la souffrance, de la déréliction, de la dépression, du désenchantement, de la marchandisation, de l'utilitarisme, de la négation, du déni, du reniement, de la fin du monde, de la tristesse, de la haine, de la colère, de l'indifférence ?

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