Partage d'évangile quotidien
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N'ayez pas peur !

Sam. 10 Juillet 2010

Matthieu 10, 24-33 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

« Le disciple n'est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Le disciple doit se contenter d'être comme son maître, et le serviteur d'être comme son seigneur. Si le maître de maison s'est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison. 

« Ne craignez pas les hommes ; tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Ce que je vous dis dans l'ombre, dites-le au grand jour ; ce que vous entendez dans le creux de l'oreille, proclamez-le sur les toits. 

« Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l'âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l'âme aussi bien que le corps. Est-ce qu'on ne vend pas deux moineaux pour un sou ? Or, pas un seul ne tombe à terre sans que votre Père le veuille. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez donc sans crainte : vous valez bien plus que tous les moineaux du monde. 

« Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux. » 

 

 

David et Saül, par He-Qi

 

 

Il y a ici un raisonnement curieux : le serviteur ne peut pas dépasser son seigneur, au mieux il peut espérer l'égaler, en conséquence de quoi il serait normal que le serviteur dusse subir pire que le seigneur ?

 

Nous continuons d'entendre dans le texte d'aujourd'hui l'écho des persécutions des premières communautés chrétiennes, et ici particulièrement une question qui devait se poser avec suffisamment de force pour que Matthieu prenne la peine d'y répondre : pourquoi une telle ampleur dans l'hostilité, pourquoi un tel déchaînement ? Le moins que l'on puisse dire est que l'explication donnée n'est pas convaincante.

 

Si l'adversité qu'ils subissent n'avait pas de rapport avec leur foi, s'il s'agissait de brigandage par exemple, alors effectivement la vie des serviteurs aurait moins de valeur que celle du maître. Considérés comme personnes de peu d'intérêt, ils pourraient s'attendre à ce que leurs tortionnaires prennent moins de précautions pour se débarrasser d'eux, là où, pour leur maître, ils craindraient les représailles ou essaieraient d'obtenir une rançon. Mais nous sommes dans une lutte idéologique, et ceux qui ont le plus à craindre sont ceux qui sont les plus convaincus, ceux qui sont le plus proche du maître, et non les plus éloignés.

 

Et que dire de l'affirmation initiale, que le disciple ne peut pas dépasser le maître ? N'est-elle pas contraire à ce que tout parent souhaite pour ses enfants, tout éducateur sincère pour ceux dont il a la charge, tout maître spirituel pour ses disciples, et même à cette autre parole de Jésus : "celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi, il en accomplira même de plus grandes" (Jean 14, 12) ?

Commenter cet évangile

S
<br /> <br />  <br /> <br /> <br />   Il y a bien une antinomie , entre Jean et Matthieu.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />   Matthieu nous met la tête dans le sac,il y a même en sociologie un "effet Maatthieu",tiré du passage suivant:<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br />             "A celui qui a,il sera beaucoup donné et il vivra dans l'abondance,mais à celui qui n'a rien,il sera tout pris,même ce qu'il possédait.".<br /> <br /> <br /> <br />
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