Partage d'évangile quotidien
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Jésus ! Jésus !

Jeu. 6 Décembre 2012

Matthieu 7, 21-27 traduction : Comparer plusieurs traductions sur le site 4evangiles.fr Lire le texte grec et sa traduction (anglaise) mot-à-mot sur le site interlinearbible.org

« Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux. 

« Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?' Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !' 

« Tout homme qui écoute ce que je vous dis là et le met en pratique est comparable à un homme prévoyant qui a bâti sa maison sur le roc. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé et s'est abattue sur cette maison ; la maison ne s'est pas écroulée, car elle était fondée sur le roc. 

« Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable. La pluie est tombée, les torrents ont dévalé, la tempête a soufflé, elle a secoué cette maison ; la maison s'est écroulée, et son écroulement a été complet. » 

 

 

Élie est emporté au ciel, par He-Qi

 

 

voir aussi : Architecture sacrée, Miracles indésirables, Au nom de Jésus

Il ne sert donc à rien de dire "Seigneur, Seigneur !". Jésus ne veut pas que l'on se focalise sur sa personne. Ce n'est pas comme ça qu'on l'honorera. Jésus a certainement dit de son vivant, à certain qui voulait le placer trop haut : "Arrête, je ne suis qu'un homme, comme toi !" Je ne dis pas que les constructions théologiques que nous avons élaborées au fil des siècles doivent nécessairement être jetées au feu, mais que nous avons le devoir de les réévaluer dans une saine hiérarchie.

Il y a une de ces formules que l'on ne me contestera sans doute pas, en bonne orthodoxie : à la fois pleinement homme et pleinement Dieu. Je crois que c'est une des formules capables du plus large consensus. Le problème, c'est que depuis que Jésus est mort, la partie "pleinement homme" a tendance à devenir purement conventionnelle. Oui, dit-on, il a été pleinement homme, mais maintenant il n'est plus que pleinement Dieu. C'est comme un tour de passe-passe qui s'est fait tout seul, sans qu'on l'ait même voulu. Son humanité aurait disparu avec sa mort. Comme si l'humanité n'était qu'une condition provisoire, une ébauche, un tremplin, dont il serait fait table rase dans la résurrection. Comme s'il n'avait plus les marques de son calvaire, lorsqu'il apparût à Marie-Madeleine, et aux autres.

Jésus me parle, oui, à moi, aujourd'hui, au vingt et unième siècle. Et ce qu'il continue de me dire, comme à ceux qui l'entouraient lorsqu'il marchait sur la terre de Palestine, n'a pas changé : "si tu veux être mon ami, fais comme moi, écoute notre Père. Fonde ta vie sur lui. Je n'ai jamais rien dit d'autre, et je n'ai rien d'autre à révéler. Et alors seulement tu pourras te dire mon frère."

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