Partage d'évangile quotidien
<

dieu qui se cache : Ils ont écrit... (4)

Ce texte fait partie d'un travail encore en cours de rédaction. N'hésitez pas à me faire part de votre avis (par le formulaire de contact, tout en bas à droite du blog), il me sera utile dans la réalisation de ce projet. Merci d'avance !

 

Aux jours d'Hérode, roi de Judée, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée nommée Nazareth, chez une jeune fille du nom de Marie, fiancée à un homme du nom de Joseph. L'ange entra chez elle et lui dit : « Salut à toi, bénie de Dieu ! le Seigneur est avec toi ! Tu va être enceinte, puis tu auras un fils, et tu l'appelleras Jésus. » Marie dit à l'ange : « Comment serait-ce possible, puisque je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira. C'est pourquoi on dira cet enfant Fils de Dieu. » Marie étant effectivement tombée enceinte, avant qu'ils ne se soient mariés, Joseph, qui était un homme bon, ne voulut pas l'accuser publiquement, mais il était prêt à rompre leurs fiançailles, quand un ange lui apparut en rêve et lui dit : « Joseph, ne crains pas d'épouser Marie, car c'est par l'action de l'Esprit saint qu'elle est tombée enceinte. Ce sera un fils, et tu l'appelleras Jésus. » Quand Joseph se réveilla, il fit comme l'ange avait dit, et épousa Marie.

Lorsqu'elle arrive à son terme, Marie donne donc naissance à leur fils aîné, Jésus. Il y avait des bergers dans la région, qui restaient la nuit à veiller leur troupeau. Un ange leur apparaît, qui leur dit : « N'ayez pas peur, car je vous annonce une bonne nouvelle : aujourd'hui est né votre sauveur, le Messie ! » Et, tout-à-coup, il y a dans le ciel toute une multitude d'anges qui louent Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans le ciel, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime ! » Puis les anges s'en vont, et les bergers se disent entre eux : « Allons donc voir cette chose qui est arrivée, que le Seigneur nous a fait savoir », et ils vont, et ils trouvent Marie, et Joseph, et l'enfant. En le voyant, ils racontent ce qu'on leur a dit sur l'enfant, puis ils repartent en glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils ont entendu et vu. Puis ce sont des mages d'Orient, qui arrivent. Ils ont vu une étoile se lever, chez eux, et ils l'ont suivie jusqu'à ce qu'elle s'arrête au-dessus de là où est l'enfant. Ils entrent, ils voient l'enfant avec sa mère, Marie. Ils s'inclinent et se prosternent devant lui. Ils ouvrent leurs coffres et lui en offrent les trésors : de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Puis ils repartent dans leur pays.

Puis l'enfant grandit, se fortifie, se remplit de sagesse. La bénédiction de Dieu est sur lui. Quand il a douze ans, ils montent, comme chaque année, à Jérusalem, pour la fête de la Pâque. Quand la fête est terminée, ils repartent, mais l'enfant, Jésus, reste à Jérusalem, sans que ses parents ne s'en aperçoivent. Le soir, seulement, ils le cherchent dans la caravane, et comprennent qu'il n'est pas avec eux. Ils repartent à Jérusalem, et il leur faut encore trois jours pour finir par le trouver : il est simplement dans le Temple, assis au milieu des maîtres, il les écoute et les interroge, et toute l'assistance est impressionnée par son intelligence et ses arguments. Quand ils le voient, ses parents sont stupéfiés, sa mère lui dit : « Mais pourquoi as-tu fait ça ? Ton père et moi, nous nous sommes rongés d'inquiétude, en te cherchant ! » Mais lui leur répond : « Pourquoi m'avez-vous cherché ? Vous ne savez pas que c'est chez mon Père que je dois être ? » Mais ils ne comprennent pas ce qu'il veut dire, alors il repart avec eux, il ne veut pas leur faire de peine. Et, il continue de grandir en sagesse et en taille, béni de Dieu et des hommes.

Quand il a près de trente ans, surgit dans le désert de Judée Jean, le baptiseur, qui prêche un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Et il avertit : « Convertissez-vous, car le Royaume de Dieu est proche ! » Et beaucoup viennent vers lui de tout le pays pour se faire baptiser. Jésus aussi vient, depuis la Galilée, jusqu'au Jourdain. Il va vers Jean, pour être baptisé par lui, mais lui veut l'en empêcher, en disant : "C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et c'est toi qui viens vers moi ?" Mais Jésus répond : "Laisse, pour l'instant, c'est ce que nous devons faire pour obéir à Dieu." Alors, il cède. Puis, lorsque Jésus est baptisé, quand il sort de l'eau, le ciel s'ouvre, et il voit l'Esprit de Dieu descendre, comme une colombe, et se poser sur lui. Et une voix, venue du ciel, déclare : "Celui-ci est mon fils bien-aimé, celui qui me plaît." Puis l'Esprit emmène Jésus dans le désert, pour être tenté par le diable. Il jeûne d'abord quarante jours et quarante nuits, puis il a faim. Le diable lui dit : « Si tu es fils de Dieu, dis à ces pierres de devenir du pain ! », mais Jésus lui répond : « Il est écrit que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais aussi de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Le diable l'emmène alors à Jérusalem, il le pose au sommet du Temple, et lui dit : « Si tu es fils de Dieu, saute en bas, car il est écrit qu'il commandera à ses anges de te prendre dans leurs bras pour que tu ne trébuches sur aucune pierre », mais Jésus lui répond : « Il est écrit aussi : Tu n'éprouveras pas le Seigneur ton Dieu ! » Alors le diable l'emmène sur une montagne très haute, il lui montre en un instant tous les royaumes de la terre, et il lui dit : « Si tu t'inclines et te prosternes devant moi, je te donnerai tous ces pouvoirs et toute cette gloire. », mais Jésus lui répond : « Disparais, Satan ! car il est écrit : Tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu et tu n'adoreras que lui ! » Alors, ayant épuisé toute forme de tentation, le diable le laisse. Et arrivent des anges, qui servent Jésus.

Lorsque Jean est arrêté, Jésus retourne en Galilée, et il commence à avertir : « Convertissez-vous, car le Royaume de Dieu est proche ! » Un matin, il passe sur le rivage de la mer de Galilée, près de la ville de Capharnaüm, et il voit deux frères, Simon et André, des pêcheurs, qui jettent leur filet dans la mer. Il leur demande si la pêche est bonne, ils disent que non, qu'ils ont travaillé toute la nuit sans rien prendre. Il leur dit : « Jetez votre filet de l'autre côté de la barque, et vous trouverez ! » Ils n'osent pas lui désobéir, ils jettent leur filet, et ils n'arrivent pas à le retirer, tellement il était plein de poissons, prêt à craquer ! Ils appellent à la rescousse leurs associés, Jacques et Jean, fils de Zébédée, des pêcheurs aussi, qui réparaient leurs filets sur le bord de la mer. À deux barques, ils tirent le filet jusqu'au rivage. Jésus leur dit : « Suivez-moi, maintenant ! Je vous ferai pêcheurs d'hommes. » Et aussitôt ils laissent là tout, leurs barques, leurs filets, et leur pêche, et ils deviennent ses disciples.

Arrive le sabbat. Ils vont à la synagogue, et Jésus enseigne l'assemblée. Ils sont frappés par son enseignement, car il enseigne avec autorité, pas comme les savants. Or, il y a dans l'assemblée un homme possédé par un démon, qui se met à vociférer en disant : « Qu'est-ce que tu nous veux, Jésus le Nazarène ? Tu es venu pour nous détruire ! Je sais qui tu es : le saint de Dieu ! » Mais Jésus le menace encore plus fort : « Tais-toi ! et va-t-en de cet homme ! » et le démon convulse l'homme, pousse un grand cri, et disparaît. Ils sont tous effrayés, ils disent : « Qu'est-ce qui s'est passé ? mais quelle autorité ! il commande même aux démons, et ils lui obéissent ! » (c'est de là que sa réputation se répandit dans tout le pays alentour.) Puis ils rentrent à la maison de Simon et André, avec Jacques et Jean. Or, ils trouvent la belle-mère de Simon couchée, avec de la fièvre. Ils demandent à Jésus de faire quelque chose. Il s'approche d'elle, il menace la fièvre, et la fièvre disparaît. Et elle, elle se lève et elle les sert.

Le soir, le sabbat terminé, tous ceux de la ville qui ont des infirmes, des malades, des démoniaques, les lui apportent. La ville entière est là, devant la porte. Et lui, il guérit tous les malades, et il chasse tous les démons, qui sortent en criant : « Toi, tu es le fils de Dieu ! », mais il les menace et leur interdit de parler. Puis, dans la nuit, il se lève, il sort de la maison, il sort de la ville, et là, il prie. Le matin, ils le cherchent, ils le trouvent, ils lui disent : « Nous t'avons cherché partout ! », et ils veulent le garder chez eux. Mais lui leur répond : « Je dois annoncer la bonne nouvelle du royaume de Dieu aux autres villes, aussi. C'est ma vocation ! » Et il commence de parcourir la Galilée entière, enseignant dans les synagogues, clamant la bonne nouvelle du royaume de Dieu, expulsant tous les démons et guérissant toute maladie. Sa renommée gagne jusqu'à la Syrie. On lui amène tous ceux qui vont mal et sont affligés de maladies et d'affections diverses : démoniaques, lunatiques, paralytiques... il les guérit tous. Les démons, quand ils le voient, tombent par terre et crient en disant : « Tu es le fils de Dieu ! », mais lui les menace pour qu'ils ne le disent pas. Des foules nombreuses le suivent, venant de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée, de l'Idumée, de la Transjordanie, et du pays de Tyr et Sidon.

En ces jours-là, il monte au sommet d'une montagne, il appelle ses disciples pour qu'ils viennent vers lui, et il en choisit douze parmi eux, qu'il appelle apôtres, pour être avec lui et aller prêcher. Il leur donne le pouvoir d'expulser les démons et de guérir toute maladie. Ce sont : Simon, auquel il donne le nom de Pierre, et son frère, André ; Jacques, le fils de Zébédée, et son frère, Jean, et il leur donne le nom de Boanerguès, ce qui veut dire 'fils du tonnerre' ; Philippe et Bartholomée ; Matthieu, le percepteur, et Thomas ; Jacques, le fils de Halphée, et Thaddée ; Simon, le cananéen, et Judas, l'iscariote, celui qui le trahira.

Un jour, sa famille, qui sait tout ce qu'on dit à son sujet, vient pour le prendre de force, car ils pensent qu'il est dérangé. Ce jour là, il est à la maison, chez Simon, et il y a tellement de monde qu'ils ne peuvent même plus manger ! Sa mère et ses frères arrivent donc, qui voudraient lui parler, mais ils ne peuvent l'approcher. On lui dit : « Il y a là ta mère, tes frères, et tes sœurs, qui sont dehors et voudraient te parler. » Mais lui il répond : « Qui est ma mère ? et qui sont mes frères ? » Il montre ses disciples, assis en cercle autour de lui, et il dit : « Voici ma mère et mes frères, ce sont ceux qui entendent la parole de mon père dans les cieux et qui lui obéissent, ceux-là sont pour moi frère, et sœur, et mère ! » Quelques jours plus tard, il se rend chez eux, il enseigne dans leur synagogue, mais ils disent : « D'où sort-il tout ça ? Est-ce qu'il n'est pas le fils de Joseph et Marie ? le frère de Jacques, Joset, Juda, Simon ? ses sœurs ne sont-elles pas toutes ici, chez nous ? » et il ne peut faire chez eux aucun miracle. Il leur répond : « Elle est bien vraie, la parole : Un prophète n'est mal accueilli que dans sa patrie, parmi les siens, dans sa maison ! », et il se désole de leur manque de foi.

Un autre jour, pour fuir la foule, il demande à ses disciples de l'emmener dans leur barque de l'autre côté de la mer de Galilée. Aussitôt dit, aussitôt fait, ils gagnent le large, et, tandis qu'ils naviguent, lui, il dort à l'arrière, sur le coussin. Au milieu de la traversée, survient un grand coup de vent, les vagues se jettent sur la barque, ils sont en danger. Ils le réveillent de leurs cris : « Maître ! Maître ! Tu ne vois pas que nous sommes perdus ? » Réveillé, il menace le vent, et dit à la mer de se taire, le vent tombe, et survient un grand calme. Il leur dit : « Pourquoi avez-vous eu peur ? Vous n'avez pas encore la foi ! » Ils sont stupéfiés, ils se disent entre eux : « Qui donc est-il ? même le vent et la mer lui obéissent ! » Puis ils abordent de l'autre côté de la mer, au pays des géraséniens. Aussitôt, ils rencontrent un démoniaque, que personne ne peut plus maîtriser, même avec des chaînes ou des entraves, parce qu'il les brise toutes, tellement il a de force. Sans cesse, nuit et jour, il hante les cimetières et les collines, à crier et se taillader avec des pierres. Dès qu'il a vu Jésus, au loin, il a couru à sa rencontre, vociférant et hurlant. Aussitôt Jésus le menace : « Sors de cet homme, démon ! », et lui répond en criant : « Que me veux-tu, Jésus, fils de Dieu, le Très Haut ? Je te conjure de ne pas me tourmenter ! » Jésus lui demande alors : « Quel est ton nom ? », et il répond : « Mon nom est Légion, parce que nous sommes une multitude. », et il le suppliait de ne pas les anéantir, mais de les envoyer dans le troupeau de cochons qui paissait à côté. Il les autorise, les démons entrent dans les cochons, le troupeau se met à dévaler du haut de la falaise dans la mer, où ils se noient tous. Il y avait près de deux mille cochons. Les villageois accourent, ils voient le démoniaque assis, vêtu, sain d'esprit, et les cochons noyés, et ils supplient Jésus de quitter leur pays. Quand ils rembarquent, l'ex-démoniaque le supplie de l'accepter avec eux, mais il lui dit d'aller vers les siens et de raconter tout ce que le Seigneur a fait pour lui et comment il a eu pitié de lui. Et c'est ce qu'il fait, tandis que Jésus et les disciples s'en retournent chez eux.

Alors, il appelle à lui les douze, et il les envoit deux par deux, en leur donnant autorité sur les démons et pour guérir les maladies. Il leur dit : « N'emportez rien avec vous, ni besace, ni pain, ni argent, rien qu'un bâton. Quand on vous acueille dans une maison, restez-y, n'en cherchez pas une autre. Et si une ville ne vous accueille pas, quittez-la en secouant la poussière de vos pieds, pour ne rien leur devoir. Les infirmes, guérissez-les ! Les lépreux, purifiez-les ! Les démons, jetez-les dehors ! Les morts, réveillez-les ! Proclamez partout la venue du royaume des cieux ! » Et ils partent, ils clament, ils jettent dehors de nombreux démons, ils oignent d'huile de nombreux invalides, ils guérissent. Quand ils reviennent, ils ne se tiennent plus de joie, ils lui disent tout ce qu'ils ont fait, tout ce qu'ils ont enseigné : « Même les démons nous sont soumis, en ton nom ! » Il leur répond : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair ! Voilà, je vous ai donné le pouvoir sur toute la puissance de l'ennemi, rien ne pourra vous nuire. Cependant, ne vous réjouissez pas parce que les démons vous sont soumis, mais réjouissez-vous parce que vous êtes inscrits pour le ciel ! » Puis ils embarquent pour un lieu désert, pour qu'ils se reposent.

Mais les foules les suivent, et il n'a pas le courage de les renvoyer, il a pitié d'elles, parce qu'elles sont comme des brebis qui n'ont pas de berger. Alors, il chasse les démons et il guérit les malades, et les muets parlent, les estropiés se rétablissent, les boiteux marchent, les aveugles voient. Puis il se met à les enseigner, longtemps. Et le soir s'approche. Les disciples lui disent : « Bientôt, ce sera la nuit. Ici, c'est le désert. Renvoie-les, qu'ils aillent dans les villages des environs s'acheter de quoi manger ! », mais il leur répond : « Non ! donnez-leur plutôt vous-mêmes à manger ! » Ils lui disent : « Tu veux que nous allions acheter deux cent deniers de pain, pour leur donner à manger ? » Il répond : « Combien de pains avez-vous ? Renseignez-vous ! » Ils se renseignent, et disent : « Cinq pains, et deux poissons. » Alors il leur demande de faire assoir tout le monde, par groupes, sur l'herbe. Ils s'installent, par groupes de cinquante. Puis il prend les cinq pains et les deux poissons, il lève les yeux au ciel, il bénit et partage les cinq pains, et les donne aux disciples pour qu'ils les distribuent. Puis il fait pareil avec les deux poissons. Chacun mange, et tous sont rassasiés. Quand ils ramassent les restes, ils en remplissent douze couffins. Or, ceux qui étaient là, étaient environ au nombre de cinq mille. Aussitôt il oblige les disciples à repartir en barque et à le précéder de l'autre côté de la mer, pendant que lui-même renvoie la foule. Puis il va dans la montagne, prier.

Le soir venu, la barque est au milieu de la mer, et lui, seul. Mais il les voit s'échiner à ramer, car le vent était contre eux. Vers la fin de la nuit, il vient vers eux, en marchant sur la mer, et il va passer sur eux quand ils le voient. Ils croient que c'est un fantôme, et ils se mettent à crier, mais lui leur parle tout de suite, en disant : « Mais non, c'est moi ! N'ayez pas peur ! » Pierre lui dit alors : « Si c'est vraiment toi, ordonne que je vienne sur l'eau vers toi ! » Il lui dit : « Viens ! » et Pierre descend de la barque et va vers Jésus en marchant sur l'eau. Mais le vent lui fait peur, il commence à couler et il crie : « Seigneur, sauve-moi ! » Jésus lui saisit aussitôt la main et lui dit : « Mini croyant ! pourquoi as-tu douté ? » et ils montent dans la barque. Aussitôt, le vent tombe.

Quelques jours plus tard, il leur demande : « Pour qui les gens me prennent-ils ? » Ils disent : « Pour les uns, tu es Jean le baptiste, pour d'autres Élie, pour d'autre encore, un prophète. » Puis il leur demande encore : « Et pour vous, qui suis-je ? » Pierre lui répond : « Tu es le Messie, le Fils de Dieu ! » et Jésus lui dit : « Bienheureux es-tu, Simon, car ce n'est pas de toi-même que tu l'as compris, mais c'est mon Père du ciel qui te l'a révélé. Aussi, moi, je te dis : Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église qui défera les enfers. Je te donnerai les clés du Royaume des cieux : ce que tu fermeras sur la terre sera fermé dans les cieux, ce que tu ouvriras sur la terre sera ouvert dans les cieux. » Puis il leur recommande de ne dire à personne qu'il est le Messie, parce que, leur dit-il sans fard : « Le fils de l'homme va beaucoup souffrir, il sera rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, il sera tué, mais, le troisième jour, il se relèvera. » Pierre alors le prend à part et commence à le menacer : « Non ! ça ne se passera pas comme ça ! » mais lui, voyant les autres disciples en se retournant, le menace à son tour : « Retourne à ta place, Satan ! tes idées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes. »

Or, Jésus avait dit : « Amen, je vous dis, il y en a ici qui ne mourront pas. Oui, le Royaume de Dieu sera venu avant, dans toute sa puissance. » Et six jours après, il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et ils montent sur une haute montagne, seuls. Et il est métamorphosé devant eux : sa face resplendit comme le soleil, ses vêtements deviennent blancs comme la lumière. Et leur apparaît Élie, avec Moïse : ils parlaient avec Jésus du passage qu'il devrait effectuer à Jérusalem. Pierre les interrompt alors : « Maître, nous sommes bien, ici, montons donc trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie. », sans savoir pourquoi il disait ça... À ce moment survient une nuée lumineuse qui les englobe, et une voix sort de la nuée, disant : « Celui-ci est mon Fils, mon bien-aimé, qui me comble de joie. Écoutez-le ! » Et brusquement, ils regardent autour d'eux : il n'y a plus personne, que Jésus, seul, avec eux. Pendant qu'ils redescendent de la montagne, il leur ordonne de ne parler à personne de ce qu'ils ont vu, jusqu'à ce que le fils de l'homme se relève d'entre les morts. Ils lui obéissent, mais ils se demandent bien ce que ça veut dire "se relever d'entre les morts". Alors il leur dit à nouveau : « Le fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, ils le tueront, et, le troisième jour, il se relèvera. » Mais eux ne comprenaient toujours pas.

Dès lors, ils prennent le chemin pour monter à Jérusalem. Jésus marche devant, eux sont restés en arrière, et ils se disputent entre eux pour savoir qui est le plus grand. Alors Jésus leur dit : « Celui qui est le plus petit parmi vous, c'est lui le plus grand. » Puis il ajoute, pour la troisième fois : « Voilà, nous montons à Jérusalem. Le fils de l'homme va être livré aux grands prêtres et aux scribes, ils le condamneront à mort, ils le livreront aux païens, ils le bafoueront, cracheront sur lui, le fouetteront et le tueront. Mais, le troisième jour, il se relèvera. »

Quand ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, il envoie deux disciples en leur disant : « Allez jusqu'au prochain village. Tout de suite à l'entrée, vous trouverez un ânon attaché. Détachez-le et amenez-le moi ! Si on vous demande pourquoi vous faites ça, dites que le Seigneur en a besoin. » Ils vont au village, ils trouvent l'ânon près de la porte, dehors dans la rue. Ils le détachent. Des hommes qui se trouvaient là leur demandent : « pourquoi détachez-vous cet ânon ? » Ils répondent comme Jésus avait dit, on les laisse, et ils amènent l'ânon à Jésus. Ils mettent des manteaux sur l'ânon, et Jésus s'assoit dessus. La foule est très nombreuse, beaucoup étalent leur manteau sur le chemin, d'autres, des jonchées de verdure, coupées dans les champs. Ceux qui précèdent et ceux qui suivent crient : « Hosanna ! Béni celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni le royaume qui vient, celui de notre père David ! Hosanna dans les cieux ! » Des pharisiens, dans la foule, s'inquiètent et lui disent : « Tu entends ce qu'ils disent ? Fais-les taire ! » mais lui répond : « Si eux se taisent, ce sont les pierres qui se mettront à crier ! » Et il entre dans la ville.

Quand il entre dans Jérusalem, toute la ville tremble. Il se rend jusqu'au temple, et là, il se met à jeter dehors tous ceux qui vendent et achètent dans le temple. Les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de colombes, il les renverse. Il ne laisse personne transporter quoi que ce soit à travers le temple. Il dit : « N'est-il pas écrit que "Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations" ? mais vous, vous en avez fait une caverne de bandits. » Puis, comme il se fait tard, ils sortent de la ville et vont à Béthanie. En passant, il voit à distance un figuier qui a des feuilles. Comme il a faim, il s'en approche, à tout hasard : s'il y trouvait des figues ? mais en l'atteignant, il n'y trouve rien, que des feuilles, ce n'est pas la saison des figues. Il dit alors : « Que plus jamais, pour l'éternité, nul ne mange de ton fruit ! » Le lendemain, en passant par là, ils voient le figuier desséché jusqu'aux racines. Pierre fait le rapprochement et lui dit : « Maître, regarde ! le figuier que tu a maudit est tout desséché ! » Jésus leur dit : « La foi, si vous en aviez gros comme une graine de moutarde, vous diriez à cette montagne de s'enlever et de se jeter dans la mer qu'elle le ferait. » Et, chaque jour, il enseigne dans le temple. Et, chaque nuit, il va s'installer sur le mont des Oliviers. Les grands prêtres et les scribes voient et entendent, ils voudraient l'arrêter, mais ils ont peur à cause de la foule qui vient dès l'aube pour l'entendre. Or, Judas Iscariote, l'un des douze, va vers eux, pour le leur livrer. Ils se réjouissent, lui promettent de l'argent, et lui, dès lors, attendait l'occasion pour le livrer.

Le premier jour des azymes, où on sacrifiait la pâque, ses disciples lui demandent : « Où veux-tu que nous préparions, pour le repas de la pâque ? » Il en envoie deux, en leur disant : « Allez à la ville, vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le, et, là où il entrera, dites au maître de maison : "Le maître demande où est la salle où il mangera la pâque avec ses disciples ?" Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce aménagée. C'est là que vous préparerez la pâque, pour nous. » Les deux disciples vont à la ville, tout se passe comme il l'avait dit, et ils préparent la pâque. Le soir venu, il vient avec les douze. Ils se mettent à table. Tandis qu'ils mangent, Jésus dit : « Amen, je vous le dis, l'un de vous, qui mangez avec moi, va me livrer. » Ils sont peinés, ils lui demandent, chacun : « Ce n'est pas moi ? » Il leur répond : « C'est l'un de vous. C'était écrit, mais malheureux cet homme par qui le fils de l'homme est livré ! Il aurait mieux valu pour lui qu'il ne naisse pas ! » Plus tard, tandis qu'ils mangent encore, il prend un pain, il le bénit, le partage et le leur donne en disant : « Prenez et mangez ! ceci est mon corps, donné pour vous. » Puis il prend une coupe, il rend grâce et la leur donne en disant : « Prenez et buvez-en tous ! ceci est mon sang, versé pour la multitude. » Et il ajoute : « Vous ferez cela, en mémoire de moi. » Puis ils chantent les hymnes, et ils repartent au mont des Oliviers. En chemin, Jésus leur dit : « Tous, vous allez chuter, comme il est écrit "Je frapperai le berger, et les brebis se disperseront". Mais lorsque j'aurai été relevé, je vous ouvrirai le chemin en Galilée. » Pierre dit : « Même si tous chutaient, moi pas ! », mais Jésus lui répond : « Amen, je te dis, toi, cette nuit même, avant le chant du coq, tu m'auras renié trois fois ! »

Ils arrivent dans le domaine dit de Gethsémani. Il dit aux disciples : « Restez ici, moi, je vais prier. », et il s'éloigne avec Pierre, Jacques et Jean. Il est rempli d'angoisse et de peur, il leur dit : « Mon âme est triste à en mourir, restez ici et priez. », et il s'éloigne encore un peu plus, il s'écroule par terre, et il prie pour que lui soit épargné ce qui arrive, si c'était possible : « Papa, tout est possible pour toi ! Éloigne de moi cette épreuve ! mais qu'il en soit selon ta volonté, et non la mienne... » Il revient et les trouve endormis. Il dit à Pierre : « Simon ! tu dors ! tu n'as même pas veillé une seule heure ! Priez, si vous ne voulez pas chuter. » Et de nouveau il s'éloigne, et prie de la même façon. De nouveau il revient et les trouve endormis, et eux ne savent quoi lui dire. Et une troisième fois, mais cette fois il leur dit : « Peu importe, maintenant, nous y sommes, le fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous, celui qui me livre arrive... » et, il n'a pas fini de parler, qu'arrive Judas, avec toute une escorte de gardes du Temple et de gardes du grand prêtre, armés d'épées et de gourdins. Ils avaient convenu que Judas donnerait un baiser, comme signe, pour indiquer qui était Jésus. Il s'approche de Jésus, lui dit : « Rabbi ! », et il lui donne un long baiser. Ils s'emparent de lui.