Epoux ravi
Les disciples de Jean Baptiste s'approchent de Jésus en disant : « Pourquoi tes disciples ne jeûnent-ils pas, alors que nous et les pharisiens nous jeûnons ? »
Jésus leur répondit : « Les invités de la noce pourraient-ils donc faire pénitence pendant le temps où l'Époux est avec eux ? Mais un temps viendra où l'Époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront. »
voir aussi : Temps nouveaux, Mariage d'amour
Comment devons-nous comprendre ce jeûne "lorsque l'époux leur aura été enlevé" ? Il est certain que Jésus nous a été enlevé, nous ne pouvons plus le voir, ni lui parler, ni l'écouter, comme le faisaient Pierre, Jacques, et les autres, de son vivant. C'est un fait sans conteste possible.
Mais Jésus les avait pourtant avertis : "c'est votre intérêt que je m'en aille, car, si je ne m'en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous" (Jean 16, 7). Et encore : "celui qui croit en moi accomplira les mêmes oeuvres que moi, il en accomplira même de plus grandes" (Jean 14, 12). Nous ne devrions donc pas regretter ce temps passé du Jésus de l'histoire ! Il n'est que la source de notre foi, pas sa visée.
La seule période à laquelle peut s'appliquer ce texte, c'est entre Pâque et Pentecôte. Sans doute est-ce là que nous en sommes tous un peu, entre l'espérance suscitée par le tombeau vide, et l'ouverture pleine et entière à l'Esprit de Jésus. C'est en ce sens seulement que notre jeûne peut se justifier : non comme un deuil de l'ami disparu, mais comme un accueil de celui qui vient.


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