Famille nombreuse
Pierre se mit à dire à Jésus : « Voilà que nous avons tout quitté pour te suivre. »
Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : personne n'aura quitté, à cause de moi et de l'Évangile, une maison, des frères, des soeurs, une mère, un père, des enfants ou une terre, sans qu'il reçoive, en ce temps déjà, le centuple : maisons, frères, soeurs, mères, enfants et terres, avec des persécutions, et, dans le monde à venir, la vie éternelle.
« Beaucoup de premiers seront derniers, et les derniers seront les premiers. »
voir aussi : Placement exceptionnel
Il est littéralement vrai que les premiers chrétiens, avec leur système de mise en commun des biens de tous, recevaient dès ce monde mères, frères, soeurs, enfants, et possessions matérielles diverses, au centuple. Ceux qui font, de nos jours encore, le choix de la vie communautaire, le savent. On y gagne une famille élargie et une minimisation des risques matériels.
C'est d'ailleurs l'attrait essentiel des sectes : la chaleur d'un groupe réuni autour d'objectifs partagés, une prise en charge des besoins matériels. Le seul hiatus possible à ce mode de fonctionnement, ce sont les membres qui ne jouent pas le jeux. Dans le cas des sectes, ce sont souvent des dirigeants qui s'en mettent plein les poches. Pour la première communauté chrétienne, ce sont par exemple Ananias et Saphira qui gardent une partie de leurs biens tout en faisant croire qu'ils ont tout donné.
Le problème, en l'occurence, n'était pas qu'ils aient gardé une partie de leur argent (ils auraient pu tout garder s'ils le souhaitaient), mais qu'ils voulaient faire croire ainsi qu'ils s'engageaient de tout coeur dans la communauté alors que ce n'était pas le cas. Le mode de vie communautaire demande effectivement un acte de volonté authentique et sans esprit de retour.


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